La nef de l'abbatiale

Facade et jardin du cloitre

Facade Nord de l'Eglise abbatiale.

Eglise abbatiake de l'abbaye du Relec. Facade Sud

L’abbaye du Relec a été fondée au XIIe siècle par les moines de l’ordre cistercien soucieux de rétablir une règle religieuse plus stricte et plus orientée vers la pauvreté et la spiritualité. C’est donc sur les terres jusque là délaissées que les premiers établissements cisterciens s’implantaient, comme les landes des monts d’Arrée.

Débuts modestes

L'abbaye cistercienne du Relecq fut fondée le 30 juillet 1132 par sept moines provenant de l'abbaye de Bégar. L'église actuelle date pour la majeure partie de cette époque, mais elle a subi des remaniements : percement de baies dans le collatéral nord et dans les chapelles latérales du choeur au 13e siècle, percement de baies dans le collatéral sud, réfection des pignons du même collatéral et du choeur à la fin du 15e siècle, et enfin, démolition des deux premières travées de la nef et reconstruction de la façade occidentale en 1785. Les bâtiments abbatiaux du 17e siècle ne subsistent plus qu'à l'état de vestiges.

Les premières traces de construction au Relec sont celles de bâtiments à vocation économique – notamment un moulin à roue horizontale – avant même l’édification de l’église au cours du XIIe siècle. 

La priorité était de travailler la terre pour pouvoir ensuite financer la construction progressive de l’abbaye. Au fil des siècles, les moines ont aussi aménagé les abords, en créant une digue et des étangs (source d’énergie hydraulique), puis des jardins, un cloître (dont il ne reste presque rien), des douves, murs en terrasses, une fontaine monumentale…

Aujourd’hui, l’église abbatiale (et notamment les éléments d’origine) est le témoin le plus vaillant de l’âge d’or de l’abbaye.

Un système économique efficace

Pour étendre l’influence économique de l’abbaye du Relec, qui émanait de celle de Bégard, les moines avaient instauré un système de location de terre égalitaire et avantageux pour les paysans : la quévaise.

Il a permis le défrichement de nombreuses terres des monts d’Arrée. Le village médiéval voisin du Goënidou est né de ce système.

 http://www.infobretagne.com/relec-abbaye.htm

Toute l'histoire de l'Abbaye Cistercienne du Relec.

 

L'abbaye du Relec en Bretagne, une seigneurie ecclesiastique.

Abbaye fondee par les moines cisterciens.

 

A partir de la fin du xve siècle, des abbés commendataires sont désignés, d'abord par le duc de Bretagne puis par le roi de France: la plupart sont non-résidents (entre 1487 et 1526), Guillaume Lespervier, puis Pierre de Kerléau, préfèrent habiter à l'abbaye de Bégard « abbaye plus riche et d'accès plus facile que le Relec bâti au milieu de l'âpre solitude des montagnes d'Arrée »[25], certains ne viendront même jamais dans leur abbaye, ne s'intéressant qu'aux bénéfices qu'elle leur procure, comme Louis d'Acigné (voir Maison d'Acigné) entre 1526 et 1541[8]. En 1542, après la mort de Louis d'Acigné, les moines s'empressent d'élire pour abbé l'un d'entre eux, Guillaume Le Roux, issu d'une famille de notables de la région de Morlaix, mais le roi Henri II, sous l'influence de Catherine de Médicis, nomme un abbé d'origine italienne, André de Torsolis, issu d'une riche famille de Florence ; un procès s'ensuit, opposant alors les deux abbés rivaux, que les juges de la juridiction de Carhaix-Landeleau-Huelgoat tranchent, argent aidant, en 1543 en faveur d'André de Torsolis[25].

En 1498, l’abbaye reçoit de la duchesse Anne de Bretagne le droit de posséder quatre poteaux de justice[réf. souhaitée].

Malgré de nombreux privilèges financiers et économiques obtenus au fil des siècles, particulièrement des ducs de Bretagne, l’abbaye entre en déclin à partir du xvie siècle, subissant des pillages à répétition lors des Guerres de Religion (France), particulièrement en 1598[11] où elle est pillée par une troupe de brigands dirigée par La Fontenelle. Malgré des restaurations partielles aux xviie et xviiie siècles grâce à René de Rieux, père-abbé de 1600 à 1651 ou encore à Jean-Baptiste Moreau, prieur de 1680 à 1715, elle tombe partiellement en ruines. L'abbaye du Relec verra sa situation se dégrader nettement dès le premier quart du xviiie siècle, si bien que la Révolution française ne trouve plus guère au Relec que quatre moines, cinq chevaux et vingt et une bêtes à cornes sous la férule de Dom Claude-François Verguet. 

Gravure du XIXeme siecle.