Société, culture et politique dans la France du XIXè siècle

Niveau concerné (cycle 3 ou cycle 4)

cycle 4

Classe

Quatrième

Point du programme abordé

Conditions féminines dans une société en mutation

Compétences mises en œuvre

 s’informer dans le monde du numérique.
 analyser et comprendre des documents.travailler avec des sources variees (romans, peintures, cartes postales).
 pratiquer différents langages en Histoire.
 coopérer et mutualiser. Se preparer en Histoire des Arts

Se reperer dans le Temps.

Acquerir une culture humaniste commune. Connaitre des oeuvres du patrimoine commun.

Acquerir une sensibilite et un jugement.

Emc travailler sur l'egalite entre les hommes et les femmes.

Titre
Femme et vaches par l'eau
Type d'objet peinture
Technique/matériaux huile sur toile
Dimensions Hauteur : 18 pouces (45,7 cm) ; Largeur : 24 pouces (60,9 cm)
Collection Collection particulière
Historique de conservation Harris collection, Connecticut, titled: Vachere menant ses vaches a la riviere
Rehs Galleries, Inc., New York City
Private collection, Texas
Rehs Galleries, Inc., New York City
Private collection
Inscriptions Signature en bas à droite : Julien Dupré
Source/Photographe 1. Harris collection
2. Rehs galleries inc. New York

Etre une femme paysanne au XIXeme siecle 

Conditions feminines dans une societe en mutation. Programme Histoire 4eme

Titre
La Recolte Des Foins
Type d'objet peinture
Technique/matériaux huile sur toile
Dimensions Hauteur : 49,5 cm ; Largeur : 59,6 cm
Historique de conservation vers 1910 : acquis par Dr. Erich et Frau Edith Manasse, Grunewald, Berlin
Thence by descent through the family to the present owner
Inscriptions Signature en bas à gauche : JULIEN DUPRE
Source/Photographe Sotheby's New York, 05 Mai 2011, l

Julien Dupré. Les porteuses de gerbes (1880)

Henry Lerolle (1848-1929), Le labour au crépuscule, fin 19e, huile sur toile. Collection : musée Joseph Déchelette, Roanne. C’est la fin de la journée de labour. La femme assise attend l’achèvement des dernier sillons tracés par l’araire tiré péniblement par un cheval fourbu. Toute la scène est estompée de couleurs sourdes. Seule, la clarté rougeoyante du jour finissant anime faiblement le tableau. La fatigue d’une longue journée est parfaitement traduite dans cette vaste composition horizontale. Habilement, la silhouette des arbres alignés est adoucie par la lumière granuleuse du crépuscule.

Paysanne de l'ile de Brehat vers 1900. Carte postale ancienne.

Carte postale du debut du XXeme siecle. Une paysanne en costume de la vie quotidienne. Region.de Quimper, Bretagne.

Costume de paysanne entre 1880 et 1890. Source L'Echoppe aux costumes.

Les Glaneuses de Millet est une peinture qui représente des paysannes au travail. Ici les travailleuses sont glorifiées. Elles sont le sujet de l'oeuvre, ne sont pas secondaires. Elles sont également au centre du tableau et de ce fait on a directement le regard qui tombe sur elles.

1- Extrait 1: Aux champs par Guy de Maupassant (1880)

 L'ecrivain decrit deux familles de paysans normands

 

"A Octave Mirbeau

Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produits à peu près simultanément dans l'une et l'autre maison.

Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au véritable.

La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.

Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim. La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s'attardait au repas en répétant : "Je m'y ferais bien tous les jours".

Dans son style litteraire personnel, l'ecrivain Guy de Maupassant porte un regard sur la condition feminine des paysannes au XIXeme siecle.

On note le nombre d'enfants important (en l'absence de retraite, on investit sur un enfant pour ses vieux jours), la vie au grand air, l'education tres primaire et la vie au grand air.

Les repas sont rustiques a base de cereales ou de soupe, la viande est reservee aux Dimanches ( un pot-au-feu). Maupassant qualifie la vie de "penible"pour ce petit peuple paysan vers 1880.

 

Extrait 2: Emile Zola decrit une paysanne autoritaire et independante

De son côté, Louis Fouan, marié à Rose Maliverne, héritière de douze arpents, avait réuni de la sorte les neuf hectares et demi, qu’il allait, à son tour, diviser entre ses trois enfants.

 

Dans la famille, la Grande était respectée et crainte, non pour sa vieillesse, mais pour sa fortune. Encore très droite, très haute, maigre et dure, avec de gros os, elle avait la tête décharnée d’un oiseau de proie, sur un long cou flétri, couleur de sang. Le nez de la famille, chez elle, se recourbait en bec terrible ; des yeux ronds et fixes, plus un cheveu, sous le foulard jaune qu’elle portait, et au contraire toutes ses dents, des mâchoires à vivre de cailloux. Elle marchait le bâton levé, ne sortait jamais sans sa canne d’épine, dont elle se servait uniquement pour taper sur les bêtes et le monde. Restée veuve de bonne heure avec une fille, elle l’avait chassée, parce que la gueuse s’était obstinée à épouser contre son gré un garçon pauvre, Vincent Bouteroue ; et, même, maintenant que cette fille et son mari étaient morts de misère, en lui léguant une petite-fille et un petit-fils, Palmyre et Hilarion, âgés déjà, l’une de trente-deux ans, l’autre de vingt-quatre, elle n’avait pas pardonné, elle les laissait crever la faim, sans vouloir qu’on lui rappelât leur existence. Depuis la mort de son homme, elle dirigeait en personne la culture de ses terres, avait trois vaches, un cochon et un valet, qu’elle nourrissait à l’auge commune, obéie par tous dans un aplatissement de terreur, travail de l'elevage aux champs

 

Fouan, en la voyant sur sa porte, s’était approché, par égard. Elle était son aînée de dix ans, il avait pour sa dureté, son avarice, son entêtement à posséder et à vivre, la déférence et l’admiration du village tout entier.

Extrait du roman "La Terre" de Emile Zola.

L'ecrivain Zola nous decrit la condition d'une paysanne a la fin du XIXeme siecle: querelles d'heritage, liberte des veuves, avarice, recherche d'argent, mariage arrange et soumission aux aines.

 

http://memoiredecampagne.free.fr/ecole.htm une ecole en 1900.