Thème 3

Transformations de l'Europe et ouverture sur le monde aux XVIe et XVIIe siècles

 
  • Le monde au temps de Charles Quint et Soliman le Magnifique.
  • Humanisme, réformes et conflits religieux.
  • Du Prince de la Renaissance au roi absolu. (François Ier, Henri IV, Louis XIV)

 

Le sacre de Louis XIV à Reims le 7 juillet 1654
Atelier de Jean Mozin, XVIIᵉ siècle, d’après un dessin de Charles Le Brun (musée national du château de Versailles).

Louis XIV, 16 ans, est à genoux, de dos et en manteau de sacre (1). L’évêque de Reims (2) lui remet la couronne en présence d’ecclésiastiques et des grands du royaume (3).

Louis XIV et les plans de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr, Nicolas-René Jollain © Getty / Heritage Images

Quelle est la politique religieuse de Louis XIV?

Henri Testelin Louis XIV en costume de sacre.

1)- Le sacre 7 juin 1654 fait de Louis XIV un roi absolu de droit divin

A-Ou a lieu le sacre de Louis XIV?

 

 le 7 juin 1654, en la cathédrale de Reims, Louis Dieudonné de Bourbon, est sacré roi de France.

 B-Une ceremonie fastueuse

Reims accueille cette cérémonie avec tout le faste possible : on rénove d’urgence les rues, on prépare des logements pour la grande assemblée qui s’annonce, on restaure des ponts, on achemine toutes sortes de victuailles, de meubles, de tapisseries… Reims sera pour quelques jours le centre d’un royaume qui se reconstruit autour du jeune roi de 16 ans. 

 

Le cérémonial est impressionnant comme pouvait l’être celui d’un théâtre la cathédrale de Reims est apprêtée de tapisseries, tapis, tribunes, et d’un trône sur le jubé ; tous les grands du royaume de France, mais aussi les souverains d’Europe sont présents et dès l’aube installés à leur place. Tous avaient en tête ce Ballet royal de la Nuit, en février 1653, dont la splendeur inouïe avait consacré « le plus grand roi du monde » dans les esprits. À ce couronnement symbolique et profane, répond maintenant ce véritable sacre devant Dieu : les ors les machines et les costumes laissent place à la mise en scène du trône, de la somptueuse couronne, de l’hermine, du sceptre et de la main de justice, aux processions de plus prestigieux personnages du royaume, accompagnés de volées de cloches et de sonneries de hautbois. Source Chateau de Versailles

 

Politique religieuse d'unite catholique

2)- L’édit de Fontainebleau ou la revocation de l'Edit de Nantes, politique religieuse dure

Un edit d'intolerance religieuse:

Un Prince, une religion d'Etat

A- Qu'est-ce que la revocation de l'Edit de Nantes?

C'est un texte signé par Louis XIV le 18 octobre 1685, révoque l’édit de Nantes par lequel Henri IV, en 1598, avait octroyé une certaine liberté de culte aux protestants du royaume de France.

Cet édit de Fontainebleau est plus connu sous l'appellation non officielle de « révocation de l'édit de Nantes ».

C'est la tache d'ombre sur le soleil louis-quatorzien.

En fait, les protestants n'ont meme pas participe a la Fronde!

B-La repression et la force:

Très hostile à la "religion prétendument réformée" (RPR), Louis XIV encouragea à partir de 1681 (jusqu’en 1686) les "dragonnades" (ordonnance du 11 avril 1681), souhaitées par Louvois mais réprouvées par Colbert (qui n’empêcha rien car il mourut le 6 septembre 1683), commandées entre autres par le marquis de Boufflers et le duc de Noailles.

C-Les dragonnades:

C’étaient des persécutions cruelles pour obliger par la force, parfois sous la torture, les protestants à abjurer et se convertir au catholicisme, ce qui a provoqué de nombreux assassinats mais aussi des centaines de milliers de conversions (elles furent donc efficaces). Les premières vagues d’émigration des protestants se firent en 1679 vers l’Angleterre et les Provinces-Unies (équivalentes aux Pays-Bas actuel).

Le roi etait sacre par les clercs catholiques a la cathedrale de Reims.

1789 "nul ne doit etre inquiete pour ses opinions meme religieuses"

1905 loi de separation de l'Eglise et de l'Etat.

 

 

 

Original de l’Edit de Fontainebleau du 18 octobre 1685,
dernière page avec les signatures de S.M.T.C. le Roi Louis XIV
et de Michel le Tellier, chancelier de France,
scellé du sceau royal en cire verte,
et portant mention de l’enregistrement par le Parlement de Paris le 28 novembre 1685.

Assurément, cet édit, plus communément appelé « révocation de l’Edit de Nantes », est l’un des griefs les plus tenaces que l’on brandit contre le Grand Roi

Louis XIV par Juste d'Egmont, en 1654.