Thème 3

 

Transformations de l'Europe et ouverture sur le monde aux XVIe et XVIIe siècles

 

 

 

  • Le monde au temps de Charles Quint et Soliman le Magnifique.

 

  • Humanisme, réformes et conflits religieux.

 

  • Du Prince de la Renaissance au roi absolu. (François Ier, Henri IV, Louis XIV)

 

 

 

Comment Louis XIV domine-t-il les courtisans?

Quelle est l'ambiance a la Cour?

Galerie des glaces.

Château de Versailles / Jean-Marc Manaï

C’est Louis 14 qui va le transformer et en faire un palais digne de contes de fées.

Chateau de Versailles vers 1675.

Description
Français : Louis XIV, à cheval, devant le grotte est suivi par son fils, le Grand Dauphin, lui aussi à cheval. Les costumes portés par les courtisans illustrent la mode des années 1670, à une époque où Versailles était encore une résidence d’agrément. La datation du tableau reste indécise en raison des incertitudes d'identification de certains personnages dont la femme au premier plan[1].
Date entre le 1670 et le 1680
Source Collections du château de Versailles
Auteur Anonyme

La cour de Louis XIV

Louis XIV choisit de stabiliser la cour dans sa résidence royale de Versailles qu’il fait aménager, agrandir et embellir. Il y multiplie les séjours jusqu’à s’y fixer définitivement le 6 mai 1682. La proximité des jardins et de forêts giboyeuses, mais aussi la mise de la noblesse à distance de Paris, contribuent à cette décision, le roi appréciant les plaisirs de plein air (chasses, promenades, fêtes) et se méfiant du passé frondeur de Paris.

Qui compose la Cour?


À Versailles évolue une cour composée de plusieurs milliers de personnes, des plus hauts princes aux plus humbles serviteurs, qui gravitent autour du roi et des membres de sa famille. La création artistique est au service d’un mécénat politique, en particulier de la part du roi.

 

Mythologie du pouvoir royal, mise en scene et theatre de la vie politique

 

Les représentations de la cour et de la famille royale participent de la mise en scène monarchique. L’artiste anonyme qui a peint Louis XIV devant la grotte de Téthys est sans doute un proche de Van der Meulen. L’œuvre est difficile à dater (début des années 1670 ou début des années 1680) en raison de la délicate identification de la femme qui descend les quelques marches au premier plan.


En 1710, François Marot reçoit commande d’une esquisse afin de réaliser une des tapisseries de la série de L’Histoire du Roi. Sa contribution, Institution de l'ordre militaire de Saint-Louis, en restera cependant à l’état de projet. La toile représente la cérémonie qui a eu lieu le 10 mai 1693 au cours de laquelle la première promotion d’officiers militaires ayant bien servi la monarchie ont été récompensés de l’ordre de Saint-Louis.

Source: site l'histoire par l'image.fr

Chateau de Versailles.

Les fetes royales a Versailles cote pile:
 
Les souverains ont toujours organisé des fêtes mais Louis XIV, plus que tout autre, fera de la fête un instrument au service de son image. Il s’en explique dès 1661 dans ses Mémoires pour l’instruction du Dauphin :

"Cette société de plaisirs, qui donne aux personnes de la Cour une honnête familiarité avec nous, les touche et les charme plus qu’on ne peut dire. Les peuples, d’un autre côté, se plaisent au spectacle où, au fond, on a toujours pour but de leur plaire ; et tous nos sujets, en général, sont ravis de voir que nous aimons ce qu’ils aiment, ou à quoi ils réussissent le mieux. Par là nous tenons leur esprit et leur cœur, quelquefois plus fortement peut-être, que par les récompenses et les bienfaits ; et à l’égard des étrangers, dans un État qu’ils voient d’ailleurs florissant et bien réglé, ce qui se consume en ces dépenses qui peuvent passer pour superflues, fait sur eux une impression très avantageuse de magnificence, de puissance, de richesse et de grandeur."
Louis XIV, 1661, Mémoires pour l’instruction du Dauphin

 

Officier du Roi

 Cote face: le monde factice de la Cour

 
Source litteraire:
Lettre de la Marquise de Sevigne a sa fille Madame de Grignan
 
Le regard de Madame de Sévigné sur la Cour est acéré, elle-même s’y rend fort peu.
Dans une lettre du 3 janvier 1689 à sa fille, la comtesse de Grignan, elle se livre à une satire des cérémonies d’apparat.
"La cérémonie de vos frères fut donc faite le jour de l’an à Versailles. […] Le maréchal de Bellefonds était totalement ridicule, parce que, par modestie et par mine indifférente, il avait négligé de mettre des rubans au bas de ses chausses de page, de sorte que c’était une véritable nudité. Toute la troupe était magnifique, M. de la Trousse des mieux ; il y eut un embarras dans sa perruque, qui lui fit passer ce qui était à côté assez longtemps derrière, de sorte que sa joue était fort découverte ; il tirait toujours ce qui l’embarrassait qui ne voulait pas venir ; cela fit un petit chagrin. Mais, sur la même ligne, M. de Montchevreuil et M. de Villars s’accrochèrent l’un à l’autre d’une telle furie ; les épées, les rubans, les dentelles, les clinquants, tout se trouva tellement mêlé, brouillé, embarrassé, toutes les petites parties crochues étaient si parfaitement entrelacées, que nulle main d’homme ne put les séparer ; plus on y tâchait, plus on les brouillait, comme les anneaux des armes de Roger.
Enfin, toute la cérémonie, toutes les révérences, tout le manège demeurant arrêté, il fallut les arracher de force, et le plus fort l’emporta."
Madame de Sévigné, lettre du 3 janvier 1689 à sa fille

 Source: Bnf

Le courtisan est ridicule quand il neglige de mettre un ruban a son soulier. La Cour est un univers de pacotille et une vitrine. Il faut etre vetu a la derniere mode pour paraitre. 

Certains courtisans sont empanaches de plumes, dentelles et rubans. 

Pour Madame de Sevigne, la Cour est un lieu ou il faut voir et etre vu. Les courtisans sont ridicules. Elle se moque de leurs apparences emplumees.

Lre manege decrit est celui de batailles de fripons querelleurs. Ils utilisent perruques, clinquants et dentelles. Le roi a soumis les nobles en les faisant paraitre a Versailles.

 

 

 

Portrait du Courtisan par l'ecrivain La Bruyere

Un temoignage direct d'un contemporain

 

"N'espérez plus de candeur, de franchise, d’équité, de bons offices, de services, de bienveillance, de générosité, de fermeté dans un homme qui s’est depuis quelque temps livré à la cour, et qui secrètement veut sa fortune. Le reconnaissez-vous à son visage, à ses entretiens ? Il ne nomme plus chaque chose par son nom ; il n’y a plus pour lui de fripons, de fourbes, de sots et d’impertinents : celui dont il lui échapperait de dire ce qu’il en pense, est celui-là même qui, venant à le savoir, l’empêcherait de cheminer ; pensant mal de tout le monde, il n’en dit de personne ; ne voulant du bien qu’à lui seul, il veut persuader qu’il en veut à tous, afin que tous lui en fassent, ou que nul du moins lui soit contraire. Non content de n’être pas sincère, il ne souffre pas que personne le soit ; la vérité blesse son oreille : il est froid et indifférent sur les observations que l’on fait sur la cour et sur le courtisan ; et parce qu’il les a entendues, il s’en croit complice et responsable. Tyran de la société et martyr de son ambition, il a une triste circonspection dans sa conduite et dans ses discours, une raillerie innocente, mais froide et contrainte, un ris forcé, des caresses contrefaites, une conversation interrompue et des distractions fréquentes. Il a une profusion, le dirai-je ? des torrents de louanges pour ce qu’a fait ou ce qu’a dit un homme placé et qui est en faveur, et pour tout autre une sécheresse de pulmonique ; il a des formules de compliments différents pour l’entrée et pour la sortie à l’égard de ceux qu’il visite ou dont il est visité ; et il n’y a personne de ceux qui se payent de mines et de façons de parler qui ne sorte d’avec lui fort satisfait. Il vise également à se faire des patrons et des créatures ; il est médiateur, confident, entremetteur : il veut gouverner".

Jean de La Bruyère, Les Caractères : I-XII
 
N'espérez plus de candeur, de franchise, d’équité, de bons offices, de services, de bienveillance, de générosité, de fermeté dans un homme qui s’est depuis quelque temps livré à la cour :
= le Courtisan n'est pas franc. Il est hypocrite. Il n'est pas genereux. Il a perdu sa naivete.Il ignore la.bienveillance.
 La Bruyere nous decrit un univers impitoyable ou il faut etre individualiste et hypocrite pour reussir!
 
"Pensant mal de tout le monde": il apprend a denigrer les autres pour reussir.
 
Il a des formules de compliments différents pour l’entrée et pour la sortie à l’égard de ceux qu’il visite ou dont il est visité ; et il n’y a personne de ceux qui se payent de mines et de façons de parler qui ne sorte d’avec lui fort satisfait. Il vise également à se faire des patrons et des créatures=
Ses compliments sont a geometrie variable. Il s'adapte aux circonstances et aux personnes selon leur pouvoir ou leur puissance. Il veut dominer les "creatures" jugees inferieures et respecte les "patrons" ceux qui le patronnent et qui sont susceptibles de l'aider.
La critique de la Cour par La Bruyere est tres dure. Il y voit un monde hypocrite ou priment l'avidite et l'ambition.
Louis XIV qui se mefie de la Noblesse la tient enfermee a Versailles ou elle quemande honneurs, titres, pensions et rentes. Une flagornerie=
Flatterie grossière et basse.
 Source:bnf
 

Le chateau de Maintenon (photo personnelle du 20 Mai 2020).
Il fut offert par le Roi a Madame de Maintenon Francoise d'Aubigne veuve Scarron eleva les enfants du Roi. En raison de son caractere modeste et de son investissement aupres des enfants du Roi, Louis XIV l'epousa.e

Le Roi peut etre tres genereux avec ceux qui lui rendent service. Madame de Maintenon eut droit au titre et au Chateau. Photographie du Chateau de Maintenon le 20 Mai 2020.