Carto. 03 et 04.19. Numero 52

La RDC fournit les deux tiers de la production mondiale de cobalt. | REUTERS

Un employé de la mine d'uranium à ciel ouvert d'Arlit, au Niger. AFP/PIERRE VERDY

Un pétrolier appartenant à la compagnie française Total et reconverti en unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) dans l'Atlantique, au large des côtes de l'Angola le 8 novembre 2018 (RODGER BOSCH / AFP)

Classe de 4ème, Thème 3 : Des espaces transformés par la mondialisation. Les dynamiques d’un grand ensemble géographique africain (au choix : Afrique de l’Ouest, Afrique orientale, Afrique australe)

IV- Une intégration inégale dans la mondialisation

1- Les faiblesses de l'Afrique

- Les faiblesses du continent rendent compliquée son insertion dans la mondialisation.

D’abord sa faiblesse énergétique, le continent est sous-électrifié (1/3 Africains ont accès à l’électricité), et a peu accès aux hydrocarbures qu’il possède. 

Les infrastructures de transport sont largement insuffisantes, notamment les corridors N-S et E-O qui permettraient d’accroitre les échanges commerciaux et les partenariats entre Etats.

Enfin, des organisations économiques en Afrique existent mais sont minées par les rivalités.

Les défis dans les domaines de l’énergie et du transport pourraient toutefois réactiver les coopérations régionales.

2- L'intégration du continent dans la mondialisation est donc inégale.( Voir Croquis de synthèse).

A- Afrique du Nord

 

Elle est mieux intégrée, grâce au tourisme (Maroc, Tunisie, Egypte), aux hydrocarbures et à quelques investissements industriels. Région anciennement colonisee par la France ouverte sur l’Europe et le rapprochement est tenté avec le partenariat Euro-Méditerranée. Toutefois, l’instabilité politique née après les « Printemps arabe » de 2010-1, et le développement des réseaux mafieux ou du terrorisme fragilisent cette intégration.

B- L'Afrique subsaharienne

 

Elle est en retard de développement  et elle reste peu intégrée, sauf les Etats dotés de ressources (Etats du Golfe de Guinée, d’Afrique australe), les Etats touristiques (safaris au Kenya ou en Tanzanie). C’est l’Afrique des crises ou des Etats en guerre, qui est maintenant fragilisée par le développement des réseaux de trafiquants et criminels internationaux (cas du Nigéria ou du Sahel , Mali ou Burkina Faso en proie au terrorisme). Ce constat est aggravé par l’enclavement de certains Etats et le changement global ( conflits agriculteurs et eleveurs nomades).

C- le cas de l'Afrique du Sud:

- Afrique du Sud, principale économie du continent liée aux ressources minières (or diamants), à la finance et aux services. Un Etat émergent, membre des BRICS, mais son rôle international est limité, surtout dans le continent africain (25% du PIB de l’Afrique subsaharienne, poids des FTN, rôle au sein de l’Union Africaine et de la SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe). Son insertion dans la mondialisation est récente (après la fin de l’apartheid), reconnue par de grands évènements (sommet de la Terre en 2002, coupe du monde de 2010). Une population de 57 Millions d’habitants, majoritairement noire (80%), aux inégalités sociales très marquées (chômage élevé des Noirs) malgré l’émergence d’une classe moyenne noire.

Vue aérienne du Cap et de Sea Point.
Photo Philippe Turpin. Photononstop

Reserve naturelle au Kenya.

Une rue du Mellah, le quartier juif de Marrakech, le 13 octobre 2017 © FADEL SENNA AFP

Vue sur Alger et le quartier du port / © Konstantin_Novakovic

Trekking. Randonnee au Maroc. Le tourisme permet de developper certaines zones. Mais avec un nombre de visieurs limite pour respecter la Nature.