La Commune de Paris

correction 30 MARS AU 3 AVRIL 2020


Mars à Mai 1871
La IIIème République s'installe en France

pages 152-153 manuel numérique Nathan

Une partie des Parisiens refusent les conditions de paix avec la Prusse après le désastre de Sedan.
Pour eux, la République est en danger .

Ils forment un gouvernement en Mars 1871 : c'est un gouvernement révolutionnaire dont le programme est celui d'une République démocratique et sociale.
Le programme de la Commune est très marqué à gauche :
pour eux, seule la République est compatible avec la Liberté et la souveraineté populaire, notamment celle de parler, d'écrire, de se réunir et de s'associer.
Les partisans de la Commune sont aussi pour un enseignement laîc intégral, un système d'assurances communal contre les risques sociaux comme le chômage et la faillite. Enfin, leur but est « d'en finir pour toujours avec le salariat et l'infâme pauvreté » (citation Manifeste du Comité Central des vingt arrondissements de Paris, le 26 Mars 1871 page 152).

La Commune de Paris s'oppose au Gouvernement de la République et des combats ont lieu dans Paris.

La Semaine Sanglante (du 21 au 28 Mai 1871) met fin à l'Insurrection populaire de la Commune de Paris. On construit la Basilique du Sacré-Coeur sur la butte Montmartre et on exile les communards comme Louise Michel ou Auguste Blanqui. 147 d'entre-eux sont fusillés au mur des Fédérés à Paris.
Des combats au Père-Lachaise opposent Versaillais et Communards entre le 27 et le 28 Mai 1871 .

La IIIème République réussit néanmoins à fédérer les Français en s'enracinany grâce aux lois scolaires de Jules Ferry et de la Défense (service militaires).

Le mur des Fédérés 

À la fin de la « Semaine sanglante », le samedi 27 mai 1871, les troupes versaillaises parviennent à investir le cimetière du Père-Lachaise où des fédérés s’étaient repliés tandis que les quartiers du Trône, de Charonne et de Belleville étaient assaillis. Durant plusieurs heures, les communards résistent au point que les combats se seraient parfois terminés au corps à corps et à l’arme blanche, entre les tombes, non loin des sépultures de Nodier, Balzac et Souvestre.

Cent quarante-sept communards faits prisonniers sont fusillés contre le mur est de l’enceinte du cimetière. Dans les heures et les jours qui suivent, les corps de milliers d’autres fédérés tombés lors des combats de rue dans les quartiers environnants sont ensevelis à leurs côtés, dans une fosse commune. En leur mémoire, une section de cette muraille est appelée dès la fin des années 1870 le « mur des Fédérés ».

Auguste Blanqui,  un revolutionnaire convaincu et un republicain au XIXeme...

Qui est Auguste Blanqui et quel role joue-t-il dans les evenements parisiens?

Après avoir participé à la Révolution de 1848, Louis-Auguste Blanqui est à nouveau incarcéré jusqu'en 1859. Toujours révolutionnaire, il entame alors une lutte contre le Second Empire. Arrêté puis évadé, il continue sa propagande depuis son exil, jusqu'à l'amnistie générale de 1869. Un parti blanquiste s'organise autour de lui et lui permet de poursuivre son action jusqu'à la chute de Napoléon III.

Arrêté et emprisonné juste avant les évènements de la Commune de Paris, Louis-Auguste Blanqui est considéré par une majorité de communards comme leur chef de file. Condamné à la déportation, mais incarcéré pour raison de santé, il est libéré en 1879.

Louis-Auguste Blanqui crée alors son journal "Ni Dieu, ni maître" et parcourt la France pour diffuser ses idées. Il meurt d'une crise d'apoplexie le 1er janvier 1881. Ses obsèques seront suivies par cent mille personnes.

Pour Louis-Auguste Blanqui, surnommé l'enfermé (il a passé trente-cinq ans de sa vie en prison), l'action révolutionnaire se définit comme la préparation d'un coup d'Etat en vue d'instaurer une république socialiste. Son influence est importante sur le syndicalismerévolutionnaire.

Eugène Varlin, ouvrier-relieur, est l’une des grandes figures de l’Association internationale des travailleurs, élu de la Commune de Paris en 1871, assassiné à la fin de la Semaine sanglante. Tous ses écrits retrouvés à ce jour (articles, proclamations, lettres), connus ou moins connus, sont présentés dans ce livre. L’ensemble constitue comme une autobiographie de l’Internationale en France, à la fin du Second Empire, et met en lumière les ouvriers boulangers, mineurs, ciseleurs, ovalistes qui luttent pour changer la vie.

Le nombre de fédérés tués durant les combats, massacrés ou exécutés est estimé entre 20000 et 30000, contre 880 Versaillais et 484 exécutés par la Commune.

Sur plus de 38 000 insurgés jugés en conseil de guerre, 7 500 sont déportés en Algérie et en Nouvelle-Calédonie, comme Louise Michel. Les survivants sont amnistiés en 1880. Le paradoxe de cette répression a été de renforcer l'implantation en France de la République qui a montré qu'elle était capable de venir à bout des désordres populaires. 

Karl Marx considérait la Commune de Paris comme vouée à l'échec, car tiraillée entre trop de tendances. Mais par la suite, il en fait le symbole de la dictature du prolétariat. La Commune de Paris a eu un grand retentissement international. Elle est devenue un véritable mythe unificateur au sein du mouvement ouvrier. Enfin, Lenine s'est inspire de la Commune de Paris pour son insurrection Bolchevique du mois d'Octobre 1917 ( prise du Palais d'Hiver a Petrograd).