Le grand oral est l’une des deux « épreuves terminales » du bac, avec la philosophie. Il verra le jour avec la session 2021, mais doit être préparé sur l’ensemble du cycle terminal – soit dès cette année, pour les élèves de première.

L’épreuve est notée sur 20 et coefficientée 10. Le jury commence par désigner l’une des deux « questions » préparées pendant l’année. Ces questions, choisies par l’élève plusieurs mois en amont, sont « adossées » à l’une ou l’autre de ses matières de spécialité, ou à ces deux matières de manière transversale. Le candidat dispose de vingt minutes pour préparer sa réponse.

L’épreuve se déroule ensuite en trois temps. Pendant cinq minutes, l’élève présente son exposé – « debout » et « sans note », précise le texte officiel. Suivent dix minutes d’échange avec le jury, où l’élève est encouragé à « préciser » et « approfondir sa pensée ». Il peut être interrogé sur « toute partie du programme » de ses enseignements de spécialité, de manière à « évaluer la solidité de ses connaissances ».

Enfin, une troisième séquence de cinq minutes est consacrée à un échange sur le projet d’orientation du candidat. Il devra expliquer « en quoi la question traitée éclaire son projet de poursuite d’études, voire son projet professionnel ». Les deux membres du jury sont des enseignants extérieurs au lycée, dont au moins un dans une discipline de spécialité de l’élève.

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D’abord un exercice formel

Le grand oral du bac est d’abord un exercice formel. Parmi les cinq items d’évaluation détaillés dans la note de service, un seul « porte sur la qualité des connaissances », souligne Claire Guéville, responsable du secteur lycée au SNES-FSU. On évaluera surtout la « qualité orale de l’épreuve », la « prise de parole en continu », « l’interaction », « la construction de l’argumentation ». Le fait de parler debout et sans notes ne manque pas de donner un « petit côté The Voice » à l’ensemble, raille un connaisseur du sujet. Dans une interview parue dans 20 Minutes, le ministre Jean-Michel Blanquer assume cet examen dans lequel la « forme [a] son importance », où l’élève devra démontrer sa « capacité à prendre la parole en public (…) une compétence fondamentale dans la vie ».

 

 

 

 

Le Monde du 13 Fevrier 2020