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Exposition "Toulouse-Lautrec, résolument moderne" : une audace et une modernité sans tabou

Publié le 07 novembre 2019
Pascal Duthuit pour Culture-Tops.
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Pascal Duthuit est chroniqueur pour Culture-Tops.Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
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L'exposition "Toulouse-Lautrec, résolument moderne" est visible au Grand Palais. Elle permet de redécouvrir les oeuvres de Toulouse-Lautrec, d'une audace et d'une modernité sans tabou.
 Site Atlantico.fr

Exposition "Toulouse-Lautrec"

Commissaires : Danièle Devynck et Stéphane Guégan

 

INFOS & RÉSERVATION
GRAND PALAIS - Galeries nationales
3, avenue Eisenhower
75008 Paris
Tél. : 01 44 13 17 17
http://www.grandpalais.fr
Jusqu'au 27 janvier 2020

 

RECOMMANDATION
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THÈME
L’exposition Toulouse-Lautrec (1864-1901) du Grand Palais – qui réunit environ 200 œuvres –  réinscrit l’artiste dans l’histoire de l’art de la fin du XIXe siècle bien au-delà de sa singularité pour la « culture de Montmartre » dont il fut à la fois le chroniqueur et le contempteur.

Cette exposition nous offre un panorama beaucoup plus large et ouvre de nombreuses voies sur l’art du XXe siècle notamment à travers sa passion pour la photographie et les estampes.

 

POINTS FORTS
Ne pas rater le réalisme expressif, drôle, féroce de Toulouse-Lautrec qui nous réveille et nous fascine sur le Paris de la Nuit, du Moulin Rouge aux maisons closes…

Malgré sa naissance aristocratique et son infirmité, il nous subjugue par son anticonformisme sans jamais juger la société et cela, sans tabou, avec affection.

Animée par une empathie pour cette vie tourbillonnante qui va l’amener à brûler sa vie par les deux bouts, il peint la vie quotidienne loin des sujets académiques de son époque.

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l’artiste, Toulouse-Lautrec a trop souvent été réduit aux frivolités des Nuits Parisiennes à travers ses nombreuses et fameuses affiches (Moulin Rouge - Bal La Goulue) , alors qu’il m’a fasciné par sa virtuosité à saisir le mouvement, intégrer la perspective et la profondeur de champ à travers ses tableaux de Danseuses de French Cancan (La troupe de Mlle Eglantine), sur le Cirque ( Ne pas rater Au cirque Fernando : écuyère ) et sur les chevaux (Le Jockey).

Dans une époque parfois trop bourgeoise, il nous plonge comme Degas dans l’intimité de ses modèles avec un regard érotisé mais toujours respectueux, libéré et jouisseur de cette vie qu’il connaît par cœur et qu’il traite avec énormément de tendresse (Au Salon de la rue des Moulins ou Femme tirant son bas).

Un aspect moins connu de l’artiste très inspiré de la culture anglaise, une salle est réservée aux « dandy » de l’époque exceptionnellement réunis pour illustrer le dandysme, un mélange subtil de raffinement et d’extravagance.