Gisants Alienor d'Aquitaine et Richard Coeur de Lion Plantagenet a l'abbaye de Fontevraud

Abbaye de Fontevraud en Touraine.

Cloitre de l'abbaye de Fontevraud

Abbaye royale de Fontevraud.

Abbaye de Fontevraud, XIIe-XVIIIe siècles ».

L’abbaye royale de Fontevraud possède l’originalité d’avoir été constamment dirigé par une abbesse, gouvernant des moniales et des frères. Véritable singularité dans l’église au XIIe siècle,  l’ordre double remonte aux origines  et s’est maintenu jusqu’à la révolution.

La place des femmes à Fontevraud

La communauté errante réunie par Robert d’Arbrissel  s’installe à Fontevraud  en 1101. Le groupe est constitué, de prêtres, de laïcs, de lépreux et de prostituées. La communauté double attire de nobles dames. En 1115, Robert d’Abrissel instaure la règle qui assujettit les frères aux sœurs  du Grand-Moûtier et  nomme Pétronille de Chemillé première abbesse de Fontevraud. 
Elues par l’ensemble des moniales et des moines, les abbesses furent constamment bousculées dans l’affirmation de leur autorité, et sans doute davantage que dans un autre ordre religieux. Les abbesses assurèrent toutefois la prospérité de Fontevraud.  

Des femmes qui ont marqué l’abbaye

Sur les trente-six abbesses de Fontevraud, quinze étaient de sang royal. Ainsi, Mathilde d’Anjou, rejoint Fontevraud à 14 ans, veuve de l’héritier de la couronne d’Angleterre. Aliénor d’Aquitaine, successivement épouse de Louis VII, donc reine de France, puis de Henri II Plantagenêt, s’y retire en 1194 avant de mourir en 1204. Reine lettrée, son gisant la représente lisant.
 
Source: www.fontevraud.fr