Reliquaire de SainteFoy a Conques.

Après 866, l’arrivée des reliques d’une jeune martyre agenaise, Sainte Foy, contribue au rayonnement de cette abbaye bénédictine.

En effet, des fidèles de haut rang mais aussi des pèlerins, en quête de miracles, vinrent vénérer les reliques de la sainte et firent preuve d’une grande générosité à l’égard de la communauté religieuse.

Cette dévotion explique notamment la constitution de l’exceptionnel trésor d’orfèvrerie ainsi que la reconstruction de l’abbatiale actuelle en moins d’un siècle (de 1040 à 1130 environ).

Ainsi, cet édifice religieux constitue une des plus belles représentations de l’architecture romane en France, tout particulièrement par sa superbe élévation intérieure, remise en lumière par les vitraux contemporains de Pierre Soulages.

Un précieux décor sculpté (tympan du Jugement dernier, chapiteaux intérieurs…) contribue aussi à la renommée du lieu tout comme son cloître roman, voulu par l’abbé Bégon (1087-1107) et démoli en grande partie au début du XIX° siècle.

Des vestiges de qualité y subsistent tels que les arcades de la galerie occidentale, le grand bassin central en serpentine…

Source: www. fondation-patrimoine.org

Sainte Foy de Conques, vue de l’église abbatiale.
Elle se situe dans l’Aveyron. 

Le tympan roman présente 124 personnages sur trois registres, l’inférieur, le médian et le supérieur.

On y distingue par touches toute la richesse polychromique des églises romanes.

Au centre, on voit le Christ en gloire dans une mandorle.

Dans le registre inférieur du tympan, un Monstre  ou "Léviathan" engloutit les damnés ou condamnes aux Enfers, aidé par un diable qui les pousse vers sa bouche.

Tympan de Sainte Foy de Conques, XIeme siecle.

Sainte-Foy de Conques. Le tympan de l'abbatiale.