Les paysans à qui ont été concédées des terres se divisent en deux groupes : les vilains et les serfs.

Le vilain: il a une complète liberté personnelle. Il dépend politiquement du seigneur mais il peut circuler librement et changer de seigneurie.

Le serf: il est attaché à tenure. Il doit des impôts plus lourds que ceux payés par le vilain.

Il ne peut pas témoigner dans un procès contre un homme libre. Il ne peut pas entrer dans le clergé.

Il ne peut profiter des biens communaux.

Sa condition n'a rien à voir avec celle des esclaves de l'Antiquité car il a une personnalité juridique et peut posséder un patrimoine, le seigneur lui doit justice et protection. Il ne peut ni le frapper,ni le tuer,ni le vendre.

 

Le servage est rare dans certaines régions comme la Bretagne, la Normande ou l'Anjou.

Il est très fréquent dans d'autres.

A la fin du XIIEME siècle, la distinction entre serfs et paysans libres est dans les faits, peu marquée.

Seuls les riches laboureurs possèdent les animaux de labour et les outils de travail. Les brassière n'ont que leurs bras.

Il existe des vilains misérables et des serfs quelque peu fortunés.

Les communautés paysannes peuvent enfin administrer des terres et le troupeau communal, décider de la rotation des cultures ou repartir la taille, cet impôt dû au seigneur par tous les habitants roturiers de la seigneurie.