Nourriture, eau, abris, médicaments… Selon les estimations du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’Organisation des Nations unies (ONU), environ 76 000 personnes ont besoin d’aide, dont plus de 60 000 de nourriture, aux Bahamas après le passage de l’ouragan Dorian. Les dégâts y sont catastrophiques, et au moins trente personnes sont mortes, selon le dernier bilan diffusé par les autorités. Le premier ministre, Hubert Minnis, a évoqué une « dévastation générationnelle ».

Le PAM s’attend à ce que 14 500 personnes aient besoin d’aide alimentaire sur l’île Abaco et 45 700 autres sur l’île de Grand Bahama. Il s’agit toutefois de chiffres préliminaires, le PAM attendant les résultats de l’évaluation en cours pour disposer d’un chiffre plus précis. Un million de dollars a déjà été débloqué de son fonds d’urgence pour apporter une première aide aux sinistrés, a précisé Mark Lowcock, secrétaire général adjoint pour les affaires humanitaires, qui s’est rendu à Nassau, la capitale, mercredi.

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De nombreuses personnes s’inquiétaient du sort de leurs proches dans l’archipel caribéen dévasté par l’ouragan, alors que de nombreux habitants restent portés disparus. « Je n’ai pas de nouvelles de cinq des quatorze personnes qui travaillent pour moi », a déploré auprès de l’Agence France-presse (AFP) Robert Neher, propriétaire d’une cabane de pêche sur la pointe est de Grand Bahama, l’une des îles sévèrement touchées par l’ouragan. « Ces personnes n’ont rien, aucune d’entre elles n’a d’assurance », regrette-t-il.

La côte américaine touchée à son tour

Dorian s’est acharné sur l’archipel, au-dessus duquel il est longtemps resté quasi immobile, faisant tomber jusqu’à 76 cm de pluie. Marsh Harbour, la principale ville des îles Abacos, a, elle, été détruite à 60 %, selon le premier ministre Hubert Minnis. L’aéroport était sous l’eau et la piste était inondée, toute la zone ressemblant à un lac.

Le Monde 4.09.2019.