• Programme 5eme geographie
  • Dans le theme 2
  • L'alimentation: comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus

Thème 3: Prévenir les risques, s'adapter au changement global

  • Le changement global et ses principaux effets géographiques régionaux

l'Amazonie: localisation, milieux, aspects sur l'agriculture, grandes et petites exploitations.

Les causes de la deforestation: elevage bovin extensif et cultures commerciales intensives dont le soja.

Localisation du Bresil.

Les milieux naturels du Bresil. Carte Herve Thery, geographe, specialuste du Bresil.

Source Herve Thery Geographe specialuste du Bresil.

Tracteurs dans une fazenda au Bresil. Livrescolaire.fr

Mendiants au Bresil Le livrescolaire.fr

Agriculture livre scolaire.fr

Deforestation.2004. Futura Sciences

Programme de 5ème Géographie 2018

Repères annuels de programmation Géographie 5ème

Thème 1: La question démographique et l'inégal développement

  • La croissance démographique et ses effets

Répartition de la richesse et de la pauvreté dans le monde

Thème 2: Des ressources limitées à gérer et à renouveler

  • L'énergie, l'eau: des ressources à ménager et à mieux utiliser
  • L'alimentation: comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus

Thème 3: Prévenir les risques, s'adapter au changement global

  • Le changement global et ses principaux effets géographiques régionaux
  • Prévenir les risques industriels et technologiques

Les incendies du mois d'Aout 2019 en Amazonie

La deforestation due a l'elevage bovin et a la culture de soja, cultures exportatrices.

Quelles sont les races bovines elevees?

L'exportation de viande bovine et de soja comme cause de la deforestation.

 

Races bovines brésiliennes Nelore, Gir ou Girolanda, vous connaissez ?

 18/06/2014| par   Terre-net Média

A l'occasion de la coupe du monde de  un point sur l'agriculture brésilienne.

Le climat chaud et humide de l'Amazonie a façonné des races de vaches adaptées à ce pays qui compte le plus important cheptel bovin au monde.

 
 

Premier exportateur de viande bovine au monde avec 1,8 Mt vendues, le Brésil compte, avec l’Inde, l’un des plus importants cheptels de bovins, proche de 200 millions de têtes, dont environ 23 millions de vaches laitières (3,6 millions en France). Le système de production prédominant est basé sur le pâturage continu toute l’année avec parfois la finition d’animaux de boucherie en "feed lots" (parcs d’engraissement). Les fourrages conservés sont essentiellement utilisés dans les systèmes laitiers intensifs. Ainsi, les prairies, les champs de maïs et de soja remplacent insatiablement la forêt et l’agriculture occupe désormais 26 % de la surface amazonienne.

Les zebus:

Le troupeau brésilien est composé en majorité de races de type zébu, de la sous-espèce Bos indicus, reconnaissable à leur bosse sur le dos et à leurs oreilles tombantes. Les autres sont des races d’origine européenne de type Bos taurus, comme la Prim’holstein, l’Angus ou la Hereford.

Les zébus se scindent en plusieurs races : on y trouve celles répandues sur le continent sud-américain comme la Nelore (viande) ou la Gir (mixte lait/viande). Elles trouvent en fait leur origine en Inde d’où elles ont été importées au XIXe siècle. Gir et Nelore sont des bovins adaptés par excellence aux conditions d’élevage en zone chaudes et humides. Ces deux races ont servi à élaborer l’American Brahman, sélectionné aux Etats-Unis au siècle dernier. Le Brahman s’est ensuite largement répandu dans de nombreux pays tropicaux pour l’élevage allaitant extensif. On le trouve essentiellement en Amérique du Sud, Mexique, Usa, aux Antilles, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et jusque dans les plaines d’Australie.

Taureau American Brahman, une race couramment utilisée dans nos départements d'outre-mer (Martinique notamment). (©V8Ranch)

Le zebu a viande ou nelore:

De loin le plus utilisé pour la viande au Brésil : le zébu Nelore. Cependant, les races anglo-saxonnes (Angus ou Hereford) gagnent du terrain en croisement comme en race pure, notamment dans le sud du Brésil.

Principale race à viande du Brésil, le Nelore résiste à la chaleur, aux périodes de disettes et à certaines maladies tropicales véhiculées par les insectes. (©LH.Pitombo)

Très rustique, le Nelore est bâti pour résister aux fortes chaleurs des tropiques grâce à des glandes sudoripares très développées et à sa peau noire recouverte de poils blancs qui le protège du soleil. La race s’est aussi adaptée aux insectes grâce à sa peau lâche mais dense qui rend l’animal moins sensible aux tiques et aux moustiques. Il possède une couche musculaire sous-cutanée efficace pour faire trembler la peau et éloigner les insectes.

Bon marcheur et bon transformateur de fourragesgrossiers en viande, le Nelore sait s’adapter à des restrictions en eau lors d’une sécheresse et peut différer sa croissance en cas de disette sans que cela ne se répercute sur la reproduction et le poids adulte. Sa capacité à grossir dans les périodes fastes et à maigrir en conditions difficiles, associée à sa résistance aux ballonnements, font que les jeunes Nelores semblent plutôt bien s’adapter au régime imposé dans les feed lots.

© F.Alteroche

L’élevage bovin extensif

C'est le principal facteur de déforestation de l’Amazonie. Un peu plus de 65 % des terres déboisées en Amazonie sont aujourd’hui occupées par des pâturages », affirme Romulo Batista, chercheur chez Greenpeace. Le Brésil est le premier exportateur mondial de bœuf. Cette première place est la conclusion d’une vingtaine d’années de croissance plus que spectaculaire : entre 1997 et 2016, le pays a multiplié par 10 ses exportations de viande bovine (en poids comme en valeur). Ses exportations de viande bovine ont atteint en 2018 le record de 1,64 million de tonnes. Les principaux marchés sont, dans l’ordre, la Chine, l’Égypte, et l’Union européenne.

Le soja.

Du soja pour la Chine

Déjà premier exportateur mondial de soja devant les États-Unis, le Brésil a exporté un record de 83,6 millions de tonnes en 2018, soit 22,6 % de plus qu’en 2017, selon le ministère brésilien de l’Économie. Cette performance s’explique surtout par l’appétit de la Chine, premier client du soja brésilien, majoritairement OGM : la guerre commerciale qui oppose Pékin et Washington depuis près d’un an a conduit l’Empire du Milieu à acheter davantage au Brésil pour nourrir son bétail. Les exportations de soja brésilien vers la Chine ont fait un bond de près de 30 % l’an dernier. L’Europe aussi est client du soja brésilien, qui y sert surtout à l’alimentation animale, en particulier pour les élevages industriels de volaille et porc.

Greenpeace cite dans Le Telegramme.26.08 2019

En juin 2019, Greenpeace estimait dans une étude que 87% du soja importé en Europe est destiné pour nourrir les élevages. Les trois-quarts sont destinés aux élevages industriels de poulets de chair et poules pondeuses ou de porcs. Les vaches laitières consomment elles 16% du soja importé et les vaches à viande 7%. Des importations en Europe qui sont stimulées par une absence totale de droit de douane pour le soja. De quoi s'interroger sur l'impact qu'aurait une éventuelle suspension de la ratification du traité de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosur. 

Au Brésil, à Campo Novo do Parecis, dans l'État du Mato Grosso, des moissonneuses batteuses récoltent des plants de soja durant une démonstration à la presse(27 mars 2012)

GRAINS DORÉS. Dans un nuage de poussière, six moissonneuses-batteuses dévorent le champ, côte à côte. Les grains dorés qui s'entassent dans les remorques promettent une nouvelle année record pour le soja brésilien, cultivé à grands renforts de soleil, de pluie et de chimie.

 

"J'engrange 55 à 60 sacs (de 60 kg) par hectare. Pour un début de récolte c'est une productivité historique", témoigne auprès de l'AFP Antonio Galvan, vice-président du syndicat agricole de Sinop (est), confortablement installé dans son engin climatisé guidé par GPS.

Le pays-continent rêve d'engranger 90 millions de tonnes de l'oléo-protéagineux cette année et de détrôner les Etats-Unis, premier producteur mondial.

 

"LUNE DE MIEL". "Le principal facteur est le climat : dans l'état du Mato Grosso il a plu au bon moment et le soleil a été abondant", affirme ce propriétaire de 2.500 hectares. "Cela peut se gâter mais pour l'instant nous sommes en lune de miel!". Ailleurs, la sécheresse ou les attaques de chenilles compromettent une partie de la récolte.

Autant que le Burkina Faso tout entier 

Le deuxième secret du soja brésilien tient à l'immensité des champs. Les haricots, tapis sous une épaisse couche de feuilles, occupent 290.000 km2, la superficie du Burkina Faso.

"Le soja a un impact indirect sur l'Amazonie", rappelle d'ailleurs Marcio Astrini, de Greenpeace. "Il s'installe souvent à la place des zones d'élevage, qui migrent elles-mêmes vers la forêt amazonienne".

Les parcelles accueillent parfois deux récoltes au cours de la même année, comme chez Antonio Galvan, où les disques tranchants d'un semoir creusent un sillon dans la terre rougeâtre. Sciences et Avenir octobre 2014.

L’expansion du soja est observée dans les régions qui bénéficient de nouvelles infrastructures de transport ou situées à proximité des ports de l'océan Atlantique.

Le soja est parfois semé en mai pour être récolté en septembre. Les terres alors libérées sont ensuite implantées de coton ou de maïs. Ailleurs, les semis débuteront mi-septembre. Terre.net.fr

La culture intensive du soja détruit l'environnement

La culture du soja est responsable de nombreuses déforestations. Au Brésil par exemple, elle provoque la déforestation de la forêt amazonienne, la pollution des rivières et des fleuves. L'utilisation de pesticides menace plusieurs espècesd'insectes, la pollution des eaux provoque la mort de nombreux poissons et crée un déséquilibre de l'écosystème. Enfin, le transport commercial du soja à travers le monde est responsable d'émissions de CO2.

À savoir : l'Union européenne est la principale consommatrice de soja non transgénique. Ce soja coûte 10 % plus cher que le soja OGM. Futura Sciences

Chanson hommage a l'Amazonie de 1996