Le mystère s’épaissit après un incident nucléaire en Russie
Un cliché de l’explosion nucléaire de Severodvinsk, le 8 août. capture écran You Tube

  • Le changement global et ses principaux effets géographiques régionaux
  • Prévenir les risques industriels et technologiques

 Programme 5eme geographie

Risque nucleaire en Russie

Des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane. Voilà ce que contenaient les échantillons prélevés dans la ville de Severodvinsk, dans le Grand Nord de la Russie, quelques jours après une explosion dans une base militaire voisine, a dévoilé, lundi 26 août, l’agence de surveillance environnementale russe Rosguidromet. Selon un spécialiste cité par l’agence de presse russe Ria Novosti, ces isotopes sont le produit d’une fission nucléaire.

L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom. Ces spécialistes fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour « la source d’énergie isotopique » du moteur du missile à l’origine de l’explosion. Au moins trois autres personnes ont été blessées, victimes de brûlures.

Le Monde 26.08.2019

Le service météo russe se moque apparemment du sceau secret-défense imposé par l’armée. Lundi, RosHydroMet a publié le nom des isotopes radioactifs relâchés dans l’atmosphère, levant un peu le voile sur l’explosion d’un engin secret testé par la marine russe le 8 août. Les trois isotopes détectés (strontium 91, baryum 139, lanthane 140) sont le produit d’une réaction en chaîne issue d’une fission, donc d’un incident sur un réacteur nucléaire. «Il est possible qu’il y ait eu un réacteur en cause, ayant atteint un niveau critique mais sans fonctionner très longtemps, sinon la radioactivité relâchée aurait été importante», estime Pavel Podvig, un expert de la dissuasion nucléaire russe. Le Figaro du 28.08.2019