Feuillet d'un diptyque. Le consul Areobindus présidant les jeux, Constantinople, 506

Art byzantin

Les mosaïques de l'Eglise Saint- Vital de Ravenne (Nord de l'Italie).

Justinien et sa Cour

 

On appelle mosaïque un ensemble de cubes d'émail coloriés, de marbre de couleur ou même parfois de nacre.

Sur celle-ci, vous voyez au centre Justinien, la tête nimbée et couronnée d'un diadème étincelant de bijoux.

Il porte un manteau de pourpre orné d'un carré d'étoffe brochée d'or. Près de lui, à droite, l'archevêque de Ravenne, Maximilien, et deux autres ecclésiastiques, à gauche, deux hauts fonctionnaires et des soldats. 

Mosaïque représentant l'Empereur Justinien (527-565). Église Saint-Vital de Ravenne.

La splendeur de la Cour de Justinien Histoire classe de 5eme cycle 4.

Justinien et sa Cour

 

La Cour de Constantinople fut toujours d'une pompe extraordinaire.

Les deux mosaïques de l'Eglise Saint-Vital de Ravenne et le texte de Corippus en sont un extraordinaires témoignages.

 

Un poète contemporain de Justinien, Corippus,

, décrit une audience accordée par l'empereur à des ambassadeurs Avars, un peuple proche parent des Huns.

 

"Lorsque le prince bienveillant fut monté sur son trône élevé et qu'il se fut enveloppé dans son vêtement de pourpre, le chambellan de la Cour divine annonça que les envoyés dès Avars sollicitaient la faveur de voir les pieds sacrés du clément souverain.

D'une parole, comme son âme, pleine de bonté, l'Empereur ordonna de les introduire. Saisis d'admiration, les barbares contemplaient le vestibule et les immenses salles, et les gardes de taille gigantesque qui s'y tenaient debout.

Ils voyaient les boucliers d'or, ils élevaient leurs regards vers le javelots d'or dont la pointe étincelait sur les casques dorés et les aigrettes écarlates. Il leur semblait que les palais romains étaient un autre ciel...Mais une fois le rideau tiré, lorsque les portes menant aux plafonds intérieurs du palais furent ouvertes et que les salles au plafond d'or brillèrent de tout leur éclat, l'Avar Targites éleva ses regards vers la cité de César.

Elle était ceinte du diadème sacré qui étincelait. Trois fois, pliant le genou, il l'adora, prosterné, et il resta ainsi le front touchant le sol. Les autres Avars, saisis d'une terreur semblable, suivirent son exemple et se jetèrent face contre terre."

 

L'impératrice Théodora et sa Cour, mosaïque de l'Eglise Saint-Vital de Ravenne, Nord de l'Italie.

Portrait de Théodora, VIeme siècle.

Cette seconde mosaïque, symétrique de la première, est d'un art plus raffiné encore.

Théodora, nimbée, elle aussi, couverte de joyaux, couronnée d'un haut diadème avec pendentifs de perles, porte un manteau de pourpre violette qui se termine par une large broderie d'or figurant l'adoration des Mages.

Pour rendre les somptueux vêtements de l'impératrice, les artistes ont employé des cuves d'argent, d'or, de nacre et même de véritables pierres précieuses.

A droite, la suite des dames de la Cour, à gauche, deux dignitaires, dont l'un écarte une portière, près d'un jet d'eau qui jaillit d'une vasque.

Cours J Isaac. A  Alba Histoire 5Eme 1957.