Marshall Rosenberg est à l'origine d'un mouvement qui porte aujourd'hui le nom de CNV en France et NVC dans les pays anglophones et qui offre une méthodologiesimple pour apprendre à communiquer sans violence (et non pas sans colère). Le concept de la CNV repose sur quatre fondamentaux: OSBD, observation, sentiment, besoin, demande, ces quatre piliers constituent le fondement de la CNV et sont directement reliés à l'empathie, à l'écoute profonde et à l’empathie pour soi-même. Au delà de la méthodologie, Marshall Rosenberg propose une attitude, un chemin de vie qui bouleverse les paradigmes et permet un nouveau langage avec lequel chacun peut se donner le maximum de chances d'obtenir ce qu'il souhaite.

Marshall Rosenberg laisse derrière lui un réseau mondial de la CNV qui agit pour diffuser ce processus vecteur de changement social et de paix.

Source wikipedia.org. L'Encyclopedie libre et gratuite sur internet ou les erreurs sont corrigees en temps reel  

Article Marshall Rosenberg.

Marshall Rosenberg

« La Communication Non Violente au quotidien » de Marshall Rosenberg : un guide pratique pour améliorer sa communication

La « Communication Non Violente » (CNV) est un processus de communication créé par Marshall Rosenberg dans les années 60 aux États-Unis. Sa méthode est arrivée 40 ans plus tard en France. Décryptage …

 

La « principale signification de la [non-violence] [est de] montrer qu’il est possible d’extirper le mal de notre propre cœur, comme de celui de notre prochain. Cette doctrine interdit aux hommes de faire ce qui perpétue et multiplie le mal dans le monde. Celui qui attaque quelqu’un et lui fait du tort provoque un sentiment de haine, le pire de tous les maux. Wikipedia. La non-violence. Encyclopedie libre sur internet ou les erreurs sont corrigees en temps reel.

 
 
 
 
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La CNV

Marshall Rosenberg a été publié tard en France, près de 40 ans après avoir développé aux Etats-Unis le processus de communication non-violente. Dans Les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs (Syros), ce docteur en psychologie clinique, ancien élève de Carl Rogers et fondateur du Center for Nonviolent Communication, exposait les principes de la « résolution pacifique des conflits » qu’il a enseignés dans une trentaine de pays avant de s'éteindre le 7 février 2015.

Sa théorie : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins non satisfaits. » C’est en prenant le temps de les écouter et de les formuler que notre interlocuteur pourra identifier le message et y répondre à son tour.

 

L'entretien

Psychologies : Qu’est-ce que la communication non violente ?

Marshall Rosenberg : Ce processus permet à chacun d’entrer en contact avec ses besoins profonds pour mieux communiquer, en laissant libre cours à sa bienveillance naturelle. Son but : transformer les conflits potentiels en dialogues paisibles, et désamorcer les disputes. Son outil : le langage du coeur.

Comment parler ce “langage du coeur” ?
Marshall Rosenberg : Il y a quatre points simples mais essentiels à suivre. D’abord, j’observe ce qui se passe réellement dans une situation donnée : qu’est-ce qui, dans les paroles ou les actes de mon interlocuteur, contribue à mon bien(mal)-être? Ensuite,j’exprime ce que je ressens en présence de ces faits : suis-je triste, joyeux, inquiet, fâché ? Puis je précise les besoins à l’originede ces sentiments.


Marshall B. Rosenberg, 1934 - 2015
Marshall Rosenberg est décédé samedi 7 février 2015, paisiblement, chez lui, entouré de sa famille. 

Nous vous partageons notre tristesse, notre deuil, et en même temps une immense gratitude. 

Nous n'avons sans doute pas encore mesuré l'impact immense que cet homme a eu sur tant de gens, par son travail et ce qu'il a transmis, par son être et sa manière de vivre ce qu'il transmettait, par sa simplicité, son humanité, son humilité et son humour. Beaucoup de personnes et de projets de changement social, partout dans le monde et dans tous les milieux, ont été inspirés par lui et continueront de l'être. 

Nous voulons honorer la manière dont il inspire chacun de nous et faire de notre mieux pour vivre et transmettre le cadeau si précieux qu'il a fait à l'humanité. 

Voici plusieurs espaces possibles pour déposer vos propres témoignages : 

« La violence, quelle que soit sa forme, est une expression tragique de nos besoins insatisfaits »
 
Marshall B. Rosenberg
Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique, a créé et développé le processus de la Communication NonViolente il y a plus de 35 ans. Il a énormément voyagé aux Etats-Unis et dans de nombreux pays du monde, en faisant connaître le processus de la CNV et en contribuant à la construction de la paix et aux efforts de réconciliation dans des régions déchirées par la guerre. 

Depuis son enfance, Marshall a cherché une réponse à deux questions fondamentales : 
  • si nous, les êtres humains, aimons tellement prendre soin les uns des autres, pourquoi certaines personnes génèrent-elles tant de violence et de souffrance dans leurs interactions, même avec ceux qu’elles aiment ?
  • et, inversement, comment cela se fait-il que des personnes parviennent à rester bienveillantes, même dans des circonstances horribles et violentes ?
C’est à partir des réponses qu’il trouva à ces deux questions que Marshall développa la Communication NonViolente :  une autre façon de penser, de s’exprimer et d’exercer son pouvoir, qui se différencie nettement de celle dont la plupart des gens dans le monde ont été éduqués à communiquer et à interagir. 

Marshall et ses associés enseignent et appliquent la CNV depuis plus de 35 ans dans différents lieux du monde, y compris des zones de conflit et de violence : en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe de l’est, en Irlande, dans le Sud-est asiatique, en Amérique du sud, et aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Europe occidentale et en Australie. 
La CNV peut être utilisée pour résoudre les conflits, améliorer les relations et accroître les performances dans tous les domaines de l’activité humaine, que ce soient les écoles, les entreprises, les prisons, les hôpitaux et les gouvernements, la police, les bandes organisées, les militaires, les militants, les parents, les enfants et les couples.
 
 

Tout conflit peut se transformer en un dialogue paisible

Et si la paix des hommes reposait sur le langage? Apôtre de la communication non violente ou CNV, Marshall Rosenberg expliquait que pour être écouté, il faut d’abord apprendre à exprimer ses vrais besoins. Il avait répondu à nos questions sur le sujet.

Par Stéphanie Torre - Mis à jour le 23 Mars 2015 à 9:49
 

La CNV

Marshall Rosenberg a été publié tard en France, près de 40 ans après avoir développé aux Etats-Unis le processus de communication non-violente. Dans Les mots sont des fenêtres ou bien ils sont des murs (Syros), ce docteur en psychologie clinique, ancien élève de Carl Rogers et fondateur du Center for Nonviolent Communication, exposait les principes de la « résolution pacifique des conflits » qu’il a enseignés dans une trentaine de pays avant de s'éteindre le 7 février 2015.

Sa théorie : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragiqueL'entretien

Psychologies : Qu’est-ce que la communication non violente ?

Marshall Rosenberg : Ce processus permet à chacun d’entrer en contact avec ses besoins profonds pour mieux communiquer, en laissant libre cours à sa bienveillance naturelle. Son but : transformer les conflits potentiels en dialogues paisibles, et désamorcer les disputes. Son outil : le langage du coeur.

Comment parler ce “langage du coeur” ?
Marshall Rosenberg : Il y a quatre points simples mais essentiels à suivre. D’abord, j’observe ce qui se passe réellement dans une situation donnée : qu’est-ce qui, dans les paroles ou les actes de mon interlocuteur, contribue à mon bien(mal)-être? Ensuite,j’exprime ce que je ressens en présence de ces faits : suis-je triste, joyeux, inquiet, fâché ? Puis je précise les besoins à l’originede ces sentiments.

Ainsi, la mère d’un adolescent pourrait-elle exprimer ces trois points en disant à son fils : « Lorsque tu laisses tes vêtements dans le salon au lieu de les emporter[observation], je suis de mauvaise humeur [expression] car j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons[besoin précisé]. »

Dernière composante : une demande précise et concrète. « Pourrais-tu, s’il te plaît, prendre tes affaires et les mettre dans ta chambre. » En utilisant ces quatre points et en aidant l’autre à faire de même, nous établissons un courant de communication qui débouche naturellement sur la bienveillance. Et cela, aussi bien dans son couple ou avec ses enfants qu’au travail. Chaque année, nous formons des policiers, des enseignants, des infirmières. Mais aussi des militants pour la paix, dans des régions touchées par la guerre comme leRwanda, l’Irlande, la Paslestine ou Israël.

Un exemple ?
Marshall Rosenberg : Un jour, je présentais ma méthode devant cent soixante-dix musulmans palestiniens réunis dans un camp de réfugiés, à Bethléem. Une rumeur a parcouru l’assistance qui s’est mise à m’insulter : « Ils disent que vous êtes un Américain, donc un tueur d’enfants », m’a expliqué mon interprète. Je savais que les réfugiés en voulaient aux Etats-Unis qui fournissaient des armes à Israël. Je me suis adressé à celui qui venait de me traiter d’assassin : «Vous êtes en colère, car vous aimeriez que mon pays utilise ses ressources autrement ? Vous aimeriez que l’on vous aide à améliorer vos conditions de vie? » « Exactement, m’a-t-il rétorqué.

Vos enfants vont-ils à l’école ? Ont-ils des terrains de jeu? Parce que le mien, lorsqu’il joue, c’est dans les égouts ! » Mon interlocuteur a exprimé sa souffrance pendant vingt minutes. Cherchant à repérer les sentiments et les besoins implicites dans chacune de ses déclarations, je me suis contenté de recevoir ses paroles. Non comme des attaques, mais comme le don d’un semblable qui cherche à faire partager ses rancoeurs et son sentiment de vulnérabilité. Il s’est senti compris, respecté, écouté et a été à même de m’écouter, à son tour, exposer les raisons de ma visite : les bienfaits de la CNV.

Pourquoi cette démarche ?
Marshall Rosenberg : Je me suis interrogé très tôt sur la nature humaine. Enfant, j’ai vécu à Détroit, dans le Michigan. Le racisme y était très vif. A l’école, mon nom de famille m’a valu insultes et coups. Plus tard, persuadé que la nature profonde de l’homme le conduit à donner et à recevoir dans un esprit de bienveillance, je me suis posé deux questions : pourquoi nous coupons- nous de notre bonté naturelle au point d’adopter des comportements agressifs ? Comment, inversement, certains individus parviennent-ils à rester en contact avec elle,même dans les pires situations ?

J’ai cherché des réponses dans les textes religieux. Puis j’ai étudié la psychologie clinique à l’université. Mais j’ai vite été déçu, entendre mes confrères ne parler qu’en terme de « pathologie » me semblait rétrograde et réducteur.
Après mon doctorat, j’ai décidé d’entreprendre mes propres recherches.A cette époque, j’ai rencontré le professeur Carl Rogers et ses travaux m’ont été précieux. « Pour dépasser la souffrance,disait-il, il est nécessaire d’avoir une écoute empathique et de l’authenticité.» Le rôle déterminant de l’usage que l’on fait des mots m’a toujours frappé. Notre relation au langage, de par notre éducation, pousse la plupart d’entre nous à étiqueter autrui et à exiger plutôt qu’à prendre conscience de nos sentiments, de nos envies et de nos responsabilités. J’ai donc encouragé les gens à dépasser cette communication aliénante pour qu’ils apprennent à exprimer leurs véritables désirs, à entendre la demande derrière le message exprimé et essayer d’y répondre.