L'Assemblée nationale, le 26 juin 2019 (image d'illustration). — CHAMUSSY/SIPA

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

L'Assemblée nationale vote «l'urgence écologique et climatique»

MIS À JOUR LE 27/06/19 À 17H31

L'article 1er de ce projet de loi prévoit notamment d’atteindre « la neutralité carbone » à l’horizon 2050

En pleine canicule, la question du réchauffement climatique s’invite au palais Bourbon.  L’Assemblée nationale a voté ce jeudi « l’urgence écologique et climatique », un article phare du projet de loi énergie et climat portant sur les objectifs de la politique énergétique du pays.

Cet article 1er a été adopté par 41 voix contre sept et quatre abstentions. La proclamation symbolique de « l’urgence écologique et climatique », vue par le ministre de l’Environnement François de Rugy comme « une déclaration politique », avait été rajoutée au projet de loi en commission. Dans la nuit de mercredi à jeudi, certains députés comme l’ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho (ex-PS) ou l’ex- « marcheur » Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, avaient cependant regretté que l’ambition affichée ne se traduise pas dans la loi par des engagements à la hauteur, selon eux, des enjeux climatiques décrits par les scientifiques.

Neutralité carbone en 2050 ?

Parmi les objectifs fixés, l’article 1er du projet de loi prévoit d’atteindre « la neutralité carbone » à l’horizon 2050. Ce principe suppose de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber via notamment les forêts ou les sols. Pour ce faire, la France devra diviser ses émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six par rapport à 1990. Le texte prévoit une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30 % précédemment

Vingt Minutes. 27 06 19