A la COP 24, le sujet est encore loin d’occuper le devant de la scène. Mais il progresse. Cette semaine, rien que dans l’agenda du camp français, figurent deux tables rondes sur l’agroécologie et une réunion sur le stockage du carbone dans les sols. Conséquence de l’action commune de Koronivia accouchée de la COP 23, de nombreux experts internationaux ont été consultés tout au long de l’année pour mieux intégrer la nécessaire adaptation de l’agriculture dans les négociations internationales.

Victime, coupable et solution au changement climatique... l’agriculture est les trois à la fois. Aujourd’hui, ceux qui nourrissent l’humanité commencent à souffrir de la hausse globale de la température terrestre. Les agriculteurs vont devoir composer avec sécheresses, inondations et autres événements extrêmes plus fréquents et aléatoires, mais ignorent encore si le scénario tiendra du film catastrophe ou pas. Partout sur la planète, la hausse des températures fait craindre l’arrivée ou l’intensification des attaques de ravageurs dans les cultures.