• Consequences de la colonisation humaine sur la Terre
  • Plus d’un tiers de la surface terrestre du monde et près de 75 % des ressources en eau douce sont maintenant destinées à l’agriculture ou à l’élevage.
  • 60 milliards de tonnes de ressources renouvelables et non-renouvelables sont maintenant extraites chaque année dans le monde. Une quantité qui a presque doublé depuis 1980.
  • Les zones urbaines ont plus que doublé depuis 1992.
  • En 2015, 33 % des stocks de poissons marins ont été exploités à des niveaux non durables ; 60 % l’ont été au niveau maximum de pêche durable, et seulement 7 % à un niveau inférieur à celui estimé comme étant durable.
  • La pollution par les plastiques a été multipliée par dix depuis 1980.

« Pour la première fois depuis qu’il y a de la vie sur Terre, nous avons une seule et même espèce, l’homme, qui menace l’ensemble du vivant », résume Pierre Cannet.

 
 

Thème 3: Prévenir les risques, s'adapter au changement global

  • Le changement global et ses principaux effets géographiques régionaux
  • Prévenir les risques industriels et technologiques

 

Le Changement global

Qu'est-ce que c'est?

Quel est son impact sur la vie des hommes?

Que faire face au changement global?

En périphérie de Puri, dans l’Etat indien d’Odisha où ont été enregistrés des vents dépassant 200 km/h lors du passage du cyclone Fani, le 3 mai. AP

Le cyclone Fani, rétrogradé au niveau d’une dépression tropicale, a touché samedi 4 mai le Bangladesh, après avoir balayé le nord-est de l’Inde avec des vents dépassant 200 km/h et des pluies torrentielles qui ont détruit maisons et infrastructures. Selon la presse, 12 personnes ont été tuées en Inde, et 12 autres ont trouvé la mort au Bangladesh, selon les autorités de ce pays. Le Monde 3 Mai 2019.

Les bidonvilles de Dacca, comme celui de Korail (au premier plan), regorgent de réfugiés climatiques. La ville doit déjà faire face à une extrême pauvreté, des infrastructures vieillissantes et de fréquentes inondations.
PHOTOGRAPHIE DE JONAS BENDIKSEN

Des bateaux-taxis traversent la rivière Buriganga jusqu’à Sadar Ghat, la principale gare maritime de Dacca. La ville, une des plus peuplées de la planète, est aussi l’une des plus menacées par la hausse du niveau de la mer.National Geographic.
PHOTOGRAPHIE DE © JONAS BENDIKSEN National Geographic. 2018

Perte de biodiversité dans le monde
Photo Simon MALFATTO. AFP 2019.

Le changement global

Changement environnemental global, changements globaux

 

 

Un groupe de femmes s’approvisionne en eau à l’aide d’un nouveau système de pompage dans la région de Kurigram au Bangladesh, à la suite des inondations dévastatrices d’août 2017. Photo: Plan International Canada

 

Le changement global est la traduction de l'anglais global change désignant le changement des conditions climatiques dans l'atmosphère terrestre liées aux activités humaines. Il est, à l'origine, une alternative à l'expression réchauffement climatique ou réchauffement global (global warming) permettant de rappeler que s'il y a certes augmentation de la température moyenne de l'atmosphère à l'échelle mondiale, cela n'exclue pas une diminution de la température moyenne dans certains espaces terrestres à l'échelle régionale ou locale. L'expression « changement global » apparaît en même temps que celle de « limite de la croissance », dans la décennie 1970 (Buttel, Hawkins et Power, 1990). La revue anglophone intitulée Global Environmental Change a publié son premier numéro en 1990 avec des articles tels que « L'humanité dans la biosphère » ou « La déforestation tropicale » (en anglais).

En français, l'expression a progressivement glissé vers un sens plus large pour désigner tous les changements imprimés aux écosystèmes par l'anthropisation, dans le cadre plus général de l'avènement d'un Anthropocène, une ère géologique dans laquelle les sociétés humaines transforment de manière irréversible leur environnement. L'usage du pluriel est de plus en plus fréquent : changements globauxpermet d'insister sur l'aspect multiforme de ses changements et de ne pas les réduire au seul changement climatique, et d'inviter à une approche systémique. Les premiers articles scientifiques de géographie francophone employant l'expression au pluriel dans leur titre datent de la décennie 2010.

 

Inondations au Bangladesh en juin 2010. Rts.

Les changements globaux sont multiscalaires par essence. Si les questions climatiques et environnementales sont globales et appellent à des réponses collectives à l'échelle de l'humanité, telles que les Conférences des parties (COP), les changements dont il s'agit sont nécessairement différenciés selon les espaces et les sociétés qui les habitent, et se traduisent par des facultés de résilience et d'adaptation qui sont variables. L'étude des changements globaux se place dans le champ de la démarche prospective dans la mesure où ils s'appuient sur des diagnostics des territoires locaux d'une part et des scénarios prospectifsd'autre part.

Le changement global est entré dans les programmes scolaires français en 2015. En classe de cinquième, le thème 3 s'intitule « Prévenir les risques, s'adapter au changement global ». Le programme précise en colonne de droite : « Ce thème doit permettre aux élèves d'aborder la question du changement global (changement climatique, urbanisation généralisée, déforestation...) Il permet d'appréhender quelques questions élémentaires liées à la vulnérabilité et à la résilience des sociétés face aux risques, qu'ils soient industriels, technologiques ou liés à ce changement global. » Aux thèmes cités, on peut ajouter les questions de l'agriculture et des sols, de l'eau, de l'épuisement des ressources minérales, de la surpêche, de la biodiversité, et des risques sanitaires et épidémiologiques.geoconfluences-ens.lyon.fr

Des habitants du district de Nagaon, dans la région de Jakhalabandha en Inde, traversent une route inondée, le 14 août 2017. 

REUTERS / Hazarika angotique

Objectifs de contenu theme 3 Prevenir les risques, s'adapter au changement global. Programme 5eme geographie.

Comprendre les effets du changement climatique à une échelle locale à partir d’un exemple simple qui permet de comprendre la notion de risque et d’aborder les notions de vulnérabilité et de résilience. Montrer des exemples d’actions locales menées pour s'adapter aux effets du changement climatique ;

Acquérir un vocabulaire spécifique

Expliquer les origines du changement climatique et décrire la diversité des effets constatés et projetés à l’échelle mondiale concernant le climat et l’environnement et les nouveaux risques pour les sociétés ;

Introduire et expliquer la notion de changement global ;

Expliquer les actions menées à l’échelle mondiale pour tenter d’anticiper et modérer les effets du changement climatique.

 

Inondation à Gabura, au Bengladesh le 13 mai 2010. / MUNIR UZ ZAMAN/AFP

 

Des habitants de Rajshahi près de la rive érodée du fleuve Padma, le 5 septembre 2018 au Bangladesh / AFP

 

Selon l'Agence internationale de l'énergie, les émissions mondiales de CO2 avaient stagné entre 2014 et 2016 à la suite des efforts fournis par les pays pour développer des technologies propres.

Entre 2017 et 2018 en revanche, les rejets de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre, sont repartis à la hausse (site en anglais). En cause, la croissance de la demande d'énergie qui est plus rapide que celle de la mise en place des technologies bas carbone.

Ainsi, la croissance économique mondiale a dopé la consommation d'énergie qui a atteint sa plus rapide progression en dix ans. Conséquence : plus de 33 gigatonnes de CO2 ont été émis à travers le monde en 2018, ce qui contribue largement au réchauffement climatique.

Principaux responsables : la Chine, les États-Unis et l’Inde

Malgré le développement des énergies solaires et éoliennes, les énergies fossiles continuent encore de satisfaire la plus grande partie des besoins des pays industrialisés.

La Chine, les États-Unis et l'Inde sont responsables de 85% de l'augmentation des émissions mondiale de dioxyde de carbone. Source rfi.fr 1.04.2019.

► À lire aussi : Une étude alerte sur l'impact de la hausse du CO2 sur la qualité des aliments source rfi.1.04.2019.

Carte montrant les impacts du changement climatique, selon le rapport du Giec conclu.
Photo -, K Tian/P Pizarro/G Handyside. AFP

Les Maldives. Bungalows sur pilotis. Getty image Martin Valigursky. National Geographic.

Sur la plage de Meedhoo, des noix de coco sont chargées sur un bateau qui les transportera jusqu’au port de Malé, la capitale. En dehors de la pêche et des fruits locaux, l’essentiel des biens de consommation aux Maldives est importé et arrive sur les îlots par bateau.Malduves, derriere la carte postale. 13 Fevrier 2019. National Geographic.

Les Maldives sont un archipel composé de 1 192 îles dont 200 sont habitées. En raison de leur cadre idyllique, elles sont une destination très prisée des voyageurs du monde entier ; le tourisme y représente 40 % du PIB. Seulement, pour ces îles, l’avenir est incertain. La configuration de l’archipel, notamment sa faible altitude avec 80 % de ses terres à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, et l'exiguïté de ses îlots dont 96 % ont une superficie inférieure à 1 km2, en fait une des zones les plus vulnérables à la montée des eaux. Depuis 20 ans, l'archipel vit au rythme de catastrophes climatiques. En décembre k, un tsunami avait fait une centaine de disparus, détruit deux îles et provoqué l'évacuation de six autres.

 

Et le tourisme responsable ?

« Le problème du réchauffement climatique, ce n'est pas tant la montée des eaux que la mort des coraux » estime Thomas Leber, expert d'un bureau d'études environnementales. Les Maldives abritent près de 3 % des récifs coralliens du monde, très fragilisé par l'acidification des océans provoquée par les émissions de gaz à effet de serre et certaines pratiques de pêche.

Depuis 2008, le tourisme haut de gamme s'accompagne d'un tourisme de masse encouragé par l'État, et l'industrie touristique ne boude pas cette opportunité : les brèches ouvertes à l'explosif dans le récif corallien détruisent cet écosystème. Pourtant, pour Shiham Adam, directeur du Centre de recherche sur la mer, c’est simple : « s'il n'y a plus de coraux, il n'y a plus d'îles. ». Source: National Geographic.

En effet, les derniers modèles effectués en 2016 sur la fonte de la calotte antarctique et sa fracturation en énormes icebergs (Nature n° 531, 31 mars 2016) laissent à penser que le niveau des océans du monde pourrait s’élever de 1 mètre à 1,80 m d’ici à 2100.

Une photo des iles Kiribati dans l'Ocean Pacifique, menacees par la montee des eaux. Getty images.

Des habitants de Kiribati construisent une digue en pierre pour lutter contre l'élévation du niveau de la mer / (AFP/SPC) 2013 La Croix "un habitant des iles Kiribati demande pour la 1ere fois le statut de refugie climatique".

La montée des eaux aux Kiribati, des îles qui vont à court terme devenir inhabitables, avant d’être un jour englouties par la mer. / Photos Kadir van Lohuizen/Noor-REA La Croix nov 2017

Residents in in low-lying areas of the Marshall Islands have already faced severe flooding, underscoring their vulnerability to climate change ( AFP) The Independent.co.uk 25 Avril 2018. La population des iles Marshall redoute la submersion dans quelques decennies a cause du changement climatique.
 

In Kiribati, an island republic in the Central Pacific, large parts of the village Eita (above) have succumbed to flooding from the sea.

Jonas Gratzer/LightRocket via Getty Images
22 juin 2018. Tim Mc Donell. Aux iles Kiribati et dans le centre Pacifique, une large portion du village de Eita a ete recouverte par l'ocean Pacifique.

 

 

 

Au Kiribati,

 

Au Kiribati, une digue empêche la recharge en sédiments. Copyright: Virginie Duvat

Les États îliens sont bien victimes du réchauffement global dans lequel ils ont très peu de responsabilité. Malgré tout, une part des tâches à mener pour lutter contre ses conséquences leur incombe. 

Source Sciences et Avenir. 2017. Loic Chauveau.

 

Un bâtiment endommagé après une tempête à Majuro, sur les îles Marshall, dans le Pacifique, le 4 juillet 2015
Photo GIFF JOHNSON. AFP

Les iles Vanuatu dans l'ocean Pacifique.
Mis à jour le 08/07/2015 | 15:26 – publié le 08/07/2015 | 15:13

Le Premier ministre de cet archipel est à Bruxelles depuis lundi, pour demander l'aide de l'Europe. Son pays pourrait disparaître à cause de la montée des océans.