Thème 3: Prévenir les risques, s'adapter au changement global

  • Le changement global et ses principaux effets géographiques régionaux
  • Prévenir les risques industriels et technologiques

 

Les societes face aux risques majeurs.

Le cas de la centrale nucleaire de Fukushima au Japon.

11 Mars 2011: une catastrophe naturelle ( tsunami, ras-de-maree, seisme) et une catastrophe industrielle.

Que s'est-il passe exactement le 11 Mars 2011 au Japon?

Quelles sont les consequences humaines et materielles?

Comment a-t-on fait face a la catastrophe nucleaire?

La catastrophe nucleaire de Fukushima le 11 Mars 2011...

 

 Avec 377,635km2, un peu plus petit que la Californie, le Japon est situé sur une zone volcanique le long du pacifique, donc à risque de séisme et est souvent victime de fréquentes secousses sismiques.

Le 11 mars 2011, commençait ce que l'on a appelé "L'accident nucléaire de Fukushima", au Japon, survenu suite à un tremblement de terre et un tsunami qui ont ravagé cette région du monde.

 

 

Journalistes escortés par des employés de Tepco près de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 28 février 2012 (M.KIMIMASA/SIPA)

 

 

 

Un accident industriel qui finira par devenir la plus grande et dramatique catastrophe nucléaire du XXIe siècle, classée niveau 7, niveau similaire au drame de Tchernobyl qui eut lieu en ex-URSS en 1986. Les conséquences qui en découlèrent sur la santé humaine, sur l'environnement et sur la dépendance énergétique au Japon ont joué comme un électrochoc à l'échelle de la planète..

En l’espace de quelques heures, le Japon a affronté une triple catastrophe : un séisme, suivi d’un tsunami qui a causé une catastrophe nucléaire aussi grave que celle de Tchernobyl en 1986. Un séisme de magnitude 9 a eu lieu au large des côtes de l’île du Honshu à 14h46 (heure locale). Son épicentre se situait à 130 kilomètres au large de la ville de Sendaï et à 32 kilomètres de profondeur. Ce tremblement de terre historique a généré un puissant tsunami qui s’est abattu seulement dix minutes après la secousse pour les premières zones frappées. La vague noire a déferlé sur près de 600 kilomètres de côtes, atteignant par endroits près de 30 mètres et s’enfonçant jusqu’à 10 kilomètres dans les terres (voir des images de tsunami ici et aussi ici). Les préfectures d’Iwate, Fukushima et Miyagi ont été les plus frappées par le tsunami. Au lendemain de la catastrophe, le New York Times avait réalisé une animation montrant l’ampleur des destructions.

Une vague de 15 mètres de hauteur a frappé la centrale de Fukushima Daiichi située sur la côte pacifique du Japon et provoqué un accident un accident classé au niveau 7 – le plus élevé – sur l’échelle des accidents nucléaires. Les réacteurs 1, 2 et 3 (les seuls en service sur 6) s’arrêtent automatiquement après les premières secousses.

Les décombres du réacteur numéro 3 de la centrale de Fukushima, en mars 2011. Tokyo Electric Power Co./

Une série d’erreurs humaines et techniques provoquent la fusion de ces réacteurs. Dès le 12 mars, une série d’explosions et d’incendies provoquent des rejets massifs de radionucléides dans l’atmosphère. Dans les jours qui suivent, 110 000 personnes sont obligées de quitter une zone de 20 kilomètres autour de la centrale. 50 000 autres décident de quitter leurs habitations par peur de la contamination radioactive. Article Liberation "que s'est'-il passe le 11 Mars 2011?" 2013.

 

Un enfant est examiné le 22 mars 2011 à Koriyama, dans la préfecture de Fukushima. - © Go Takayama

Dans la préfecture de Fukushima le taux de nouveaux cas de cancer est par conséquent plus de quinze fois supérieur à la moyenne du Japon. Autrement dit : les personnes qui étaient enfants à Fukushima lorsque l’explosion a eu lieu ont un risque 15 fois plus élevé que les autres de développer un cancer de la thyroïde. Ce résultat est extrêmement significatif et ne peut en aucun cas être expliqué ou relativisé par l’effet de dépistage.

Article L'Express

L'accident est devenu une catastrophe rappelant celle de Tchernobyl en 1986 quand trois de ses six réacteurs sont entrés en fusion totale, générant énormément de rejets radioactifs dans l'océan Pacifique et la zone alentour, depuis interdite à la population. Six ans plus tard, le démantèlement reste théorique alors que la tâche titanesque de décontamination n'est qu'à son début.

Vue aérienne de la centrale en 2013. Les grands réservoirs qui s'accumulent en bas de la photo servent à stocker l'eau contaminée par la radioactivité.

 

REUTERS/Kyodo

Article La Crpix 11 Mars 2019.

Un employé de la compagnie d’électricité de Tokyo sur le site nucléaire de Fukushima.  / Kimimasa Mayama/EPA

Combustible nucléaire, eau contaminée, déchets et main-d’œuvre sur le terrain, voici les principaux enjeux à résoudre pour la société japonaise Tepco qui gère la centrale nucléaire de Fukushima fortement endommagée il y a huit ans lors du tsunami du 10 mars 2011 sur la côte nord-est du Japon.

Après le tremblement de terre qui a provoqué un terrible tsunami en 2011, quatre des six réacteurs de la centrale ont été endommagés. Les cœurs des tranches 1 à 3 ont fondu au moment de l’accident et l’on sait désormais que le combustible est en quasi-totalité tombé au fond de l’enceinte de confinement primaire de chaque unité, enceinte qu’il a même en partie entamée.

Des manipulations récentes avec un robot dans l’enceinte du réacteur 2 ont permis de constater que ce combustible pouvait en partie être soulevé par petits morceaux à plusieurs endroits. Ce n’est qu’un tout début pour étudier des moyens concrets de l’extraire, une opération extrêmement délicate qui ne débutera pas avant 2021 au mieux, a récemment confirmé la compagnie exploitante Tepco et le ministère de l’Industrie.

Au Japon les acteurs du nucléaire veulent partager les risques

Par ailleurs, dans ces mêmes réacteurs 1 à 3, des centaines d’assemblages de combustible usé sont toujours dans les piscines de refroidissement situées en haut des bâtiments. « En raison de différents problèmes, les opérations de retrait ont pris du retard dans le réacteur 3, elles ne commenceront pas ce mois-ci comme prévu. Et s’agissant de la piscine du réacteur 1, elle est couverte de détritus qu’il va falloir enlever, une opération que nous ferons avec une extrême prudence », expliquait à la presse fin février Akira Ono, directeur de la filiale de Tepco chargée du démantèlement. Tepco ne prévoit pas de retrait de ce combustible des piscines des réacteurs 1 et 2 avant 2023.

L’eau contaminée reste un des défis majeurs

L’autre défi de taille pour la compagnie nucléaire reste l’eau contaminée. Le site en regorge, « même si les différentes dispositions prises ont permis d’atténuer » le problème, selon Akira Ono. L’eau, c’est au départ celle du tsunami qui a ravagé les installations, eau qu’il a fallu pomper, assainir et stocker. C’est ensuite celle qui sert à refroidir les réacteurs et enfin celle qui tombe du ciel et descend de la montagne en amont et se contamine au passage.

Un site de stockage de sacs de sols et déchets végétaux contaminés, non loin de la ville de Nahara dans la préfecture de Fukushima. Photo : © Koji Sasahara / AP Photo

Bienvenue à Fukushima, dans l’une des zones de livraison, tri et stockage des terres et déblais contaminés lors de l’accident nucléaire de Fukushima : sols injectés de césium-137, végétaux, matériels divers, matériaux de construction, troncs d’arbres et des centaines de milliers de tenues de protection.

Fin 2015, il restait officiellement plus de 9 millions de sacs de 1 m3 encore dispersés sur 114 700 sites à travers la préfecture de Fukushima [1]


https://youtu.be/PXBuhbX7_tg

Un procédé français de dépollution des sols testé à Fukushima

Denis Sergent le 20/04/2018 à 13:56 
Mis à jour le 20/04/2018 à 13:56

Le CEA et deux industriels français ont expérimenté, en novembre dernier, dans la région de Fukushima, un procédé de dépollution-décontamination de terres radioactives. Avec succès, semble-t-il.

Installations de stockage des terres contaminées et déchets radioactifs liés à l’accident nucléaire de Fukushima, Okuma, le 15 novembre 2016. / Kyodo/MAXPPP

Dans la région de Fukushima, environ 22 millions de mètres cubes de terre, soit un peu plus du volume de terre déblayée pour la construction du futur métro francilien (Grand Paris Express), contaminés par la radioactivité, ont été retirés par des pelleteuses de la surface du sol après l’accident de la Centrale nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 dans le but de restaurer au plus vite l’accessibilité de la zone à ses habitants.

Des millions de tonnes de terre contaminée à traiter

Cette terre est entreposée dans de grands sacs fermés d’environ une tonne s  plusieurs sites dédiés. Le gouvernement japonais et la compagnie électrique, aujourd’hui nationalisée, Tepco testent des technologies pour supprimer la présence d’éléments radioactifs dans les terres. Il s’agit de réduire le volume de ces déchets en concentrant la radioactivité, essentiellement due au césium 137, dans un faible volume, et récupérer la partie décontaminée.