"Venus de tous les continents, croyants et non-croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des hommes. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des hommes" Simone Veil.

 

 

Une femme au Pantheon

Simone Veil est entrée dimanche 1er juillet avec son époux Antoine au Panthéon, où cette figure du XXe siècle reposera désormais parmi « les héros » qui ont fait « la France plus grande et plus forte » selon le président Emmanuel Macron. Une intense émotion a marqué la cérémonie d’hommage qui a rassemblé des milliers de personnes dans le centre de Paris un an après le décès, le 30 juin 2017 à l’âge de 89 ans, de l’une des personnalités préférées des Français.

Le Monde 1er Juillet 2018.

 


Une femme entre au Pantheon "des hommes illustres".

Avec elle, c'est la reconnaissance des droits des femmes qui entre au Pantheon.

De plus, c'est une rescapee des camps de la mort nazis qui entre au Pantheon.

Simone Veil est la cinquième femme à entrer au Panthéon, après notamment Marie Curie, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle.
Lundi, 2 Juillet, 2018

Un an, presque jour pour jour, après le décès de cette figure du XXe siècle, ce sont des milliers de personnes qui ont salué hier sa mémoire et ses combats.

C’est accompagnés par des milliers personnes que Simone Veil et son mari Antoine ont fait leur entrée au Panthéon, hier. Un an après la disparition de cette figure politique du XXe siècle, leurs cercueils ont remonté la rue Soufflot le long d’un tapis bleu, couleur de l’Europe, tandis qu’un portrait géant des deux époux ornait la façade monumentale au pied de laquelle le président de la République attendait. Outre des anonymes, la cérémonie s’est déroulée sous le regard de 1 000 invités, dont les descendants du couple Veil et les deux prédécesseurs d’Emmanuel Macron. Après avoir quitté le Mémorial de la Shoah, hier, pour rejoindre cette cérémonie, les dépouilles seront portées aujourd’hui dans le sixième caveau. Elles y reposeront aux côtés de René Cassin, Jean Moulin, Jean Monnet et André Malraux. Autant de « maîtres d’espérance » qui ont constitué le fil rouge du discours d’hommage présidentiel, consacré aux « combats, (à la) dignité, (à l’) espérance » de Simone Veil.

« Avec (elle), entrent ici ces générations de femmes qui ont fait la France sans que la nation leur offre la reconnaissance et la liberté qui leur étaient dues », a notamment déclaré Emmanuel Macon, soulignant la « force admirable » avec laquelle l’ancienne ministre a porté « le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, à la demande du président Valéry Giscard d’Estaing et avec le soutien du premier ministre Jacques Chirac », omettant au passage le rôle clé de la gauche dans son adoption.

Honoree avec elle, la memoire des Juifs de France et des Tziganes deportes...

À travers la figure de Jean Monnet, c’est ensuite la mémoire de l’ancienne présidente du Parlement européen qu’a saluée Emmanuel Macron

L'Humanite 1er Juillet 2018.