Thème 2: Des ressources limitées à gérer et à renouveler

  • L'énergie, l'eau: des ressources à ménager et à mieux utiliser
  • L'alimentation: comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus

L'acces inegal aux ressources en eau dans le monde et a Madagascar.

Le cas de Madagascar et du difficile acces aux ressources en eau dans un pays en developpement

L'acces a l'eau dans le monde et a Madagascar



La première carte ci-dessus illustre les réserves « brutes » d’eau dans le monde. La deuxième montre les ressources exploitées grâce aux infrastructures en place[3].
Par exemple, la France, en rouge sur la première et en vert sur la deuxième, dispose de peu de ressources brutes mais de part ses infrastructures parvient à les exploiter au mieux pour ne pas connaitre de pénurie en eau.
A l'inverse, Madagascar, en vert sur la première carte et en jaune sur la deuxième, dispose de ressources suffisantes mais n'a pas les capacités pour les exploiter.
 

L'acces dofficile a l'eau a Madagascar

UNICEF Madagascar/2014/Ramasomana. Image unicef.org
Une des bornes-fontaines de la capitale, Antananarivo, dans le quartier d'Ambohijatovo. Près d'une personne sur deux n'a pas accès à l'eau potable à Madagascar. 
© Laetitia Bezain / RFI

 

Madagascar compte parmi les cinq des pays où l'accès à l'eau est le plus difficile pour la population. Dans la Grande Ile, douze millions de personnes n'ont pas à accès à l'eau potable. C'est ce que révèle le rapport de l'ONG WaterAid publié ce mercredi, Journée mondiale de l'eau. Dans la capitale malgache, Antananarivo, les deux millions d'habitants sont aussi  à cet obstacle tous les jours.

 

Se lever à l'aube pour remplir des bidons d'eau, c'est le quotidien de beaucoup de Tananariviens. A la borne-fontaine du quartier d'Ambohijatovo, Norine remplit un seau pour laver des brèdes. Chaque jour, ce sont deux bidons d'eau qu'elle et ses deux enfants consomment. « Je me lève tous les matins à 5h30 pour aller chercher de l'eau avant de partir au travail, confie-t-elle. Un bidon coute 50 ariary. J'en ai besoin pour préparer à manger le soir. Toute l'eau est consommée à la fin de la journée. Il faut que je revienne tous les jours. »

Fidy, lui, est le gardien de la fontaine. De nombreux petits commerces font appel à ses services. « Les bidons que je remplis, c'est pour les gargotes et les salons de coiffure du quartier qui n'ont pas accès à l'eau courante. J'en livre environ 30 par jour. »

Près d'une personne sur deux n'a pas accès à l'eau potable dans le pays. Article rfi 22.03 2017.

UNICEF/UN0267544/Raoelison

Pauvrete a developpement a Madagascar

Des écolières du district d'Amboasary-Sud, dans le sud de Madagascar, devant un repas fourni par le Programme alimentaire mondial (Pam), le 14 décembre 2018 / AFP/Archives dans un article de La Croix. 18.12.18.

Retour des champs pour ce jeune paysan du centre de l'île. L'angady, sorte de petite bêche, est son seul outil. Il lui sert aussi à transporter ses récoltes. 
© RFI/Sarah Tétaud

 

A Madagascar, 75% de la population vit de l’agriculture. Mais à cause entre autres, de la prédominance des techniques agricoles traditionnelles et de l’incapacité à gérer les conséquences du changement climatique, les rendements restent faibles. La Grande île, « grenier rizicole de l’Afrique » jusqu’à la fin des années 70, est désormais obligée d’importer en masse, 300 000 tonnes en 2017, le précieux grain de riz, pour nourrir sa population. Le nouveau président Andry Rajoelina a fait de l’agriculture l’une de ses priorités. « Madagascar doit devenir une terre d’agro-business et retrouver son autonomie alimentaire » a-t-il annoncé. Source rfi. Fevrier 2019.

Vue générale de la ville d'Antananarivo, capitale de Madagascar (image d'illustration).
© Sascha Grabow / Wikimédia 6.022019.rfi.fr

Les données ci-dessous, publiées dans le rapport du Programme commun OMS-UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement intitulé « Progrès en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène : mise à jour 2017 et évaluation des ODD », donnent une idée de l'étendue de la crise mondiale de l'assainissement :

  • Environ 60 % de la population mondiale – soit 4,5 milliards de personnes – n’ont pas de toilettes à la maison ou dispose de toilettes qui ne permettent pas une gestion hygiénique des excréments.
  • 892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation en plein air et sont privées de sanitaires - les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.
  • 1,8 milliard de personnes boivent de l’eau potable non améliorée sans protection contre la contamination par des matières fécales.
  • Dans l’ensemble, 80 % des eaux uséesrésultant des activités humaines retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.
  • Une école sur cinq dans le monde ne dispose pas de toilettes - un problème qui s'aggrave pour les filles pendant la période de menstruation.
  • 900 millions d'écoliers dans le monde ne disposent pas d'installations pour le lavage des mains - ce qui favorise la propagation de maladies mortelles. Source unicef.org