Programme de Géographie - Classe de 4ème à la rentrée 2019

Repères annuels de programmation

Thème 1: L'urbanisation du monde.

  • Espaces et paysages de l'urbanisation: géographie des centres et des périphéries.
  • Des villes inégalement connectées aux réseaux de la mondialisation.

Thème 2: Les mobilités humaines transnationales

  • Un monde de migrants
  • Le tourisme et ses espaces

Thème 3: Des espaces transformés par la mondialisation

  • Mers et Océans: un monde maritimisé
  • L'adaptation du territoire des Etats-Unis aux nouvelles conditions de la mondialisation.
  • Les dynamiques d'un grand ensemble géographique africain (au choix: Afrique de l'Ouest, Afrique Orientale, Afrique Australe).

La revolution du conteneur

La conteneurisation est le nom du processus qui, débuté dans les années 1960 sous l'impulsion de l'entrepreneur américain Malcom McLean et mondialisé dans les années 1980, a généralisé l'usage du conteneur dans le transport de marchandises, principalement dans le transport maritime.

Un monde maritimise. 4eme Geographie

Jean Christophe Victor. LEe dessous des cartes. 2015

La surpeche.gerer et respecter mers et oceans

La surpêche

La consommation de poisson a doublé au cours des trente dernières années. Plusieurs facteurs cumulés en sont la cause: l'augmentation de la population mondiale, les économies d'échelle réalisées par la pêche industrielle (économies qui ne prennent pas en compte les coûts environementaux et sociaux) qui ont permis un accès plus large à cet aliment, l'augmentation du pouvoir d'achat dans les pays émergents et l'augmentation de l'attrait nutritionnel du poisson. 


Face à cette demande et en raison des prodigieux progrès technologiques du secteur, la pêche s'est mutée en une colossale industrie mondiale qui, bien qu’elle ne compte pas plus de quelques milliers de navires-usines, est capable de modifier radicalement l'équilibre naturel des écosystèmes marins et est surtout coupable de ne pas laisser à la nature sa capacité à renouveler ses ressources. 

 

Depuis dix ans, l'augmentation de la puissance effective des pêches ne s'est accompagnée d'aucun accroissement de la production mondiale. De plus, la stagnation, voire la baisse, des captures masque une évolution capitale: les poissons de petite taille (y compris les exemplaires non adultes) et les espèces en début de chaîne trophique - souvent rejetés car de faible intérêt commercial - constituent une part croissante des prises.

 

Pourtant, les gouvernements (surtout asiatiques suivis par les européens), à l'aide de ruineuses subventions, continuent jusqu’à l’absurdité à favoriser leurs flottes industrielles, qui souvent agissent sans contrôles, de plus en plus loin de leurs eaux nationales. Certains de ces bateaux sont de véritables usines en pleine mer. Ils utilisent sonars, avions et plateformes satellitaires pour repérer les bancs de poissons et pêchent avec des filets dérivants de plusieurs kilomètres de long, ou des lignes équipées de milliers d'hameçons pouvant atteindre plusieurs kilomètres. Ils peuvent traiter les poissons pêchés, les congeler et les emballer avec des capacités de stockage en mer équivalentes à plusieurs Boeings 747 pour les plus gros chalutiers de 170 mètres de long. Les plus gros bateaux, ceux le plus éloignés de la pêche responsable, sont ceux de l'ex URSS, spécialement la Fédération de Russie et l'Ukraine, ceux navigant sous pavillon de complaisance comme Belize ou le Panama, ou encore les navires pirates navigant sans pavillon enregistré et dont beaucoup proviennent de la flotte de la Fédération de Russie, du Japon, de Bélize, du Panama et du Honduras.

 

Le problème de la surpêche s'explique aussi par le fait qu'en dehors des premiers 200 miles nautiques qui bordent le littoral d'un pays (la zone d'exclusivité économique d'un pays), l'accès aux ressources n'est pas réglementé. Ainsi, quiconque dispose d'un bateau peut aller pêcher et exploiter les ressources marines. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (entrée en vigueur en 1994) conditionne bien la liberté de peche en haute mer à la disponibilité des Etats à coopérer entre eux pour garantir la conservation et une saine gestion des stocks halieutiques mais ces dispositions ne sont actuellement guère plus que de bonnes intentions... 

 

Les conséquences de cette situation sur la biodiversité marine sont évidentes: à moins d’un changement radical dans la gestion de la pêche, la diversité marine subira un appauvrissement important, qui a d'ailleurs déjà commencé. De plus, ce « pillage » industriel des mers menace directement les pêcheries artisanales des communautés côtières, très dépendantes des ressources halieutiques.


Les organismes internationaux et régionaux de gestion des pêcheries ne parviennent pas à limiter la capacité et l'effort de pêche mondiale. Révélatrice de ces défaillances, la pratique des pêcheries pirates est endémique.

 

Or, il sera impossible d’inverser cette tendance sans une réduction de l’effort de pêche, et sans l’introduction du principe de précaution dans les normes et la législation qui régissent la pêche. Un Code de Conduite pour une Pêche Responsable, établi par la FAO, existe bien, mais la volonté politique pour son application fait cruellement défaut, ce qui est de plus en plus incompréhensible vu que de nombreuses entreprises de pêche continuent à faire faillite à un rythme accru, pendant que les prises continuent de diminuer...

La surpêche

 

 

 

La consommation de poisson a doublé au cours des trente dernières années. Plusieurs facteurs cumulés en sont la cause: l'augmentation de la population mondiale, les économies d'échelle réalisées par la pêche industrielle (économies qui ne prennent pas en compte les coûts environementaux et sociaux) qui ont permis un accès plus large à cet aliment, l'augmentation du pouvoir d'achat dans les pays émergents et l'augmentation de l'attrait nutritionnel du poisson. 


Face à cette demande et en raison des prodigieux progrès technologiques du secteur, la pêche s'est mutée en une colossale industrie mondiale qui, bien qu’elle ne compte pas plus de quelques milliers de navires-usines, est capable de modifier radicalement l'équilibre naturel des écosystèmes marins et est surtout coupable de ne pas laisser à la nature sa capacité à renouveler ses ressources. 

 

Depuis dix ans, l'augmentation de la puissance effective des pêches ne s'est accompagnée d'aucun accroissement de la production mondiale. De plus, la stagnation, voire la baisse, des captures masque une évolution capitale: les poissons de petite taille (y compris les exemplaires non adultes) et les espèces en début de chaîne trophique - souvent rejetés car de faible intérêt commercial - constituent une part croissante des prises.

 

Pourtant, les gouvernements (surtout asiatiques suivis par les européens), à l'aide de ruineuses subventions, continuent jusqu’à l’absurdité à favoriser leurs flottes industrielles, qui souvent agissent sans contrôles, de plus en plus loin de leurs eaux nationales. Certains de ces bateaux sont de véritables usines en pleine mer. Ils utilisent sonars, avions et plateformes satellitaires pour repérer les bancs de poissons et pêchent avec des filets dérivants de plusieurs kilomètres de long, ou des lignes équipées de milliers d'hameçons pouvant atteindre plusieurs kilomètres. Ils peuvent traiter les poissons pêchés, les congeler et les emballer avec des capacités de stockage en mer équivalentes à plusieurs Boeings 747 pour les plus gros chalutiers de 170 mètres de long. Les plus gros bateaux, ceux le plus éloignés de la pêche responsable, sont ceux de l'ex URSS, spécialement la Fédération de Russie et l'Ukraine, ceux navigant sous pavillon de complaisance comme Belize ou le Panama, ou encore les navires pirates navigant sans pavillon enregistré et dont beaucoup proviennent de la flotte de la Fédération de Russie, du Japon, de Bélize, du Panama et du Honduras.

 

Le problème de la surpêche s'explique aussi par le fait qu'en dehors des premiers 200 miles nautiques qui bordent le littoral d'un pays (la zone d'exclusivité économique d'un pays), l'accès aux ressources n'est pas réglementé. Ainsi, quiconque dispose d'un bateau peut aller pêcher et exploiter les ressources marines. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (entrée en vigueur en 1994) conditionne bien la liberté de peche en haute mer à la disponibilité des Etats à coopérer entre eux pour garantir la conservation et une saine gestion des stocks halieutiques mais ces dispositions ne sont actuellement guère plus que de bonnes intentions... 

 

Les conséquences de cette situation sur la biodiversité marine sont évidentes: à moins d’un changement radical dans la gestion de la pêche, la diversité marine subira un appauvrissement important, qui a d'ailleurs déjà commencé. De plus, ce « pillage » industriel des mers menace directement les pêcheries artisanales des communautés côtières, très dépendantes des ressources halieutiques.


Les organismes internationaux et régionaux de gestion des pêcheries ne parviennent pas à limiter la capacité et l'effort de pêche mondiale. Révélatrice de ces défaillances, la pratique des pêcheries pirates est endémique.

 

Or, il sera impossible d’inverser cette tendance sans une réduction de l’effort de pêche, et sans l’introduction du principe de précaution dans les normes et la législation qui régissent la pêche. Un Code de Conduite pour une Pêche Responsable, établi par la FAO, existe bien, mais la volonté politique pour son application fait cruellement défaut, ce qui est de plus en plus incompréhensible vu que de nombreuses entreprises de pêche continuent à faire faillite à un rythme accru, pendant que les prises continuent de diminuer... source slowfood