Thème 2: Des ressources limitées à gérer et à renouveler

  • L'énergie, l'eau: des ressources à ménager et à mieux utiliser
  • L'alimentation: comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus

La ressource en eau au Sahel.

Une ressource rare dans un milieu aride en proie au changement global

Les Etats du Sahel. Wikipedia.

Agrosol-sagel. Org
Arrosage au Sahel.

Un puits au Sahel. Source FAO.. photo paue sur le site Liberation.

Acces a l'eau au Sahel article Liberation 1.05.19

 

 

 Un groupe de femmes attend l’arrivée d’un convoi des Nations unies près du village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018. Dans ce pays, comme dans de nombreuses autres régions du Sahel, les chocs climatiques ont provoqué des sécheresses récurrentes qui ont eu des effets dévastateurs sur les populations déjà vulnérables de la région. LUIS TATO / AFP

Agroécologie au Sahel. L’objectif est de reverdir la région en plantant des arbres. Pour l’archevêque de Kinshasa, « la culture africaine semble proche de la vision biblique des rapports harmonieux entre l’homme et le reste de la création ». / Jeromine Derigny / Argos

La simple installation de citernes peut changer la vie. C’est ce que tente de démontrer l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) au Sahel. Ce système de stockage de l’eau répond au double défi d’accès à l’eau et d’adaptation au changement climatique. Il permet de diminuer la vulnérabilité aux sécheresses, d’enrayer l’insécurité alimentaire et dégager de nouveaux revenus grâce au maraîchage. Les femmes sont des acteurs clé sur le terrain. La FAO a commencé par le Sénégal et est aujourd’hui en phase d’extension au Niger. Le Burkina Faso, le Mali et la Gambie devraient suivre. Coumba D. Sow, chef de l’équipe «résilience Afrique de l’Ouest-Sahel» décrypte avec enthousiasme le programme «1 million de citernes pour le Sahel». Elle invite les gouvernements locaux à prendre le relais.

Quelle est la situation actuelle au Sahel concernant l’accès à l’eau ?

L’année dernière, nous avons compté environ 6 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans toute la zone Sahel, dont 2,5 pratiquant le pastoralisme ou l’agropastoralisme. Chaque année, 4 à 6 millions de personnes font face à des situations graves de juin à septembre, avant les récoltes. Aujourd’hui, l’accès à l’eau devient de plus en plus difficile, en partie à cause du changement climatique. C’est la variabilité des précipitations qui pose problème, pas la rareté de l’eau. Parfois, il pleut au mois de juin et puis plus rien pendant un mois et demi. Tout ce que les paysans avaient semé est perdu, leurs animaux et eux-mêmes n’ont plus à boire. Les femmes sont celles qui en souffrent le plus : ce sont elles qui vont chercher l’eau, qui portent les enfants et s’en occupent.

A LIRE AUSSIAccès à l’eau : «Les effets du changement climatique sont considérables»

Comment fonctionne ce système de citernes ?

Les réponses apportées aux chefs d’Etats sont souvent très sophistiquées et coûteuses, or le plus simple est de fabriquer des citernes pour les familles. Elles sont construites par les populations avec notre accompagnement. Elles sont très simples – faites avec du matériel local, au prix de vente local pour stimuler l’économie –, faciles d’utilisation et durables. Pendant la saison des pluies, on récolte tout ce qui tombe et on peut ainsi stocker l’eau pendant cinq à six mois. 

Article paru sur le site du journal Liberation 1er Mai 2019.

 

Photo: Christian Science Monitor/Getty

L’accès à l’eau sera moins pénible pour les populations du Sahel d’Afrique. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) projette de construire, dans les trois prochaines années, un million de citernes dans plusieurs pays de cette partie du continent. Notamment au Sénégal, au Burkina Faso et au Niger. L’initiative permettra d’approvisionner 20 000 femmes en eau. Soit 10 000 femmes au Sénégal, 5 000 au Niger et 5 000 au Burkina Faso

Le 19 juin 2016, des enfants du camp de réfugiés de Diffa au Niger remplissent leurs bidons d'eau-AFP/Archives/ISSOUF SANOGO

La mauvaise qualité de l'eau et une mauvaise hygiène sont à l'origine de l'épidémie de l'hépatite E qui a déjà fait 25 morts dans des camps de réfugiés à Diffa, dans le sud-est du Niger, s'est alarmé mercredi Médecins Sans frontières (MSF

Image FAO. LIiberation.1.05.2019.

Distribution d'eau dans un camp de réfugiés au Tchad.
(Photo: AFP)

Photo zfo. 2012. Pablo Tosco. Oxfam.