Semaine contre le racisme et l'antisemitisme EMC

Les mots, chanson de Renaud.

Les mots, chanson de Renaud, octobre 2016

La chanson de Renaud, Les Mots, rend hommage aux poètes et à ceux qui mettent des mots sur les maux pour que la société soit plus solidaire et fraternelle.

Cette chanson peut être étudiée pour la Semaine contre le racisme et l'antisémitisme en EMC.

 

On y aperçoit les visages d'écrivains tels que Marguerite Yourcenar, Françoise Sagan, Colette, Louis Aragon, Georges Brassens, Antoine de St Exupéry, Boris Vian ou Jacques Prévert. Renaud fait également référence à Victor Hugo. Ils considèrent ces poètes et hommes et femmes de lettres comme des héros.

Merci au grand Renaud!

Marche républicaine du 11 Janvier 2015 pour les valeurs de la République

"La marche républicaine à Paris, qui a rassemblé dimanche entre 1,2 et 1,6 million de personnes, s’est dispersée peu après 21H00 et «aucun incident» n’a été rapporté à cette heure, a annoncé à l’AFP la préfecture de police de Paris.

Selon le ministère de l'Intérieur, au moins 3,7 millions de personnes ont marché dimanche en France contre le terrorisme: la plus grande mobilisation jamais recensée dans le pays d'après la place Beauvau.

En province, plus de 2,5 millions de manifestants ont été décomptés par les autorités. A Paris, ils étaient entre 1,2 et 1,6 million, mais le comptage précis a été rendu impossible par l’afflux massif, a ajouté le ministère. Avant les marches de dimanche, 1,4 million de manifestants avaient déjà défilé en France ces derniers jours".

Source: Journal Libération, 11 Janvier 2015, marche pour libertés.

 

Les artistes sont des citoyens et ont un regard fraternel sur la societe. Leurs oeuvres peuvent nous donner a reflechir sur les maux de la societe pour faire vivre les valeurs republicaines.

 

Renaud chante " J'ai embrassé un flic" en hommage aux valeurs de la République

Cette magnifique chanson de Renaud évoque les grandes manifestations du 11 Janvier 2015 pour proclamer les valeurs républicaines, égalité, liberté, fraternité en réaction à la barbarie et à l'intolerance, contre le racisme, l'antisémitisme et tous les fanatismes.source Youtube, Google. Clip officiel de l'artiste Renaud.

Pierre Perret s'engage contre le racisme et l'antisemitisme pour les valeurs republicaines

Pierre Perret met les citoyens en garde contre le racisme et la xenophobie dans sa chanson La bete est revenue.

Renaud s'engage contre le racisme et l'antisemitisme avec sa chanson Hyper Cacher.

Renaud chante contre l'antisemitisme en hommage aux victimes juives des attentats de Paris le 7 Janvier 2015. Vibrante et emouvante poesie contre tous les fanatismes...

Jean Ferrat, chanteur engage contre le racisme et le fanatisme

La chanson Nuit et Brouillard evoque le genocide des 6 millions de Juif durant la Seconde Guerre Mondiale

Lutter contre le racisme sur internet

 'Un document publié par Le Monde le 6 Mars 2018 SOS Racisme, la Licra, l’UEJF, J’Accuse et le MRAP dresse la liste des réformes que les associations jugent nécessaires pour lutter contre les contenus racistes, antisémites, négationnistes et discriminatoires en ligne.

Ce document, qui sera remis au ministre de la Justice, au secrétaire d’État au numérique et à celui de l’égalité femmes-hommes, dresse un état des lieux des textes en vigueur, considérés comme peu efficaces. Les cinq associations proposent du coup quatorze pistes de réformes (les propositionsl’article du Monde).

Pour faciliter la mise en cause des hébergeurs installés hors de France, elles veulent d'abord contraindre ces derniers à désigner un représentant en France. Celui-ci pourrait donc être sollicité en cas d’action en justice, voire condamné au civil comme au pénal faute de retrait rapide d’un contenu manifestement illicite.

Les associations voudraient aussi que les hébergeurs soient contraints d’étendre le dispositif de signalement, aujourd’hui réservé à la lutte contre l’apologie de crimes contre l’humanité et l’incitation, à la haine raciale. Cela concernerait la diffamation, l’injure, la provocation raciales ou à l’égard de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ainsi qu’au négationnisme. Les moteurs seraient aussi impliqués.

Associations contre le racisme et l'antisémitisme

Principales associations antiracistes

  • Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) : fondée en 1927

    Ses objectifs

    La LICRA a pour objectif d'être vigilante sur les discriminations. Elle combat tout d'abord le racisme au quotidien et la banalisation des actes xénophobes, en apportant une aide juridique aux victimes, souvent mal informées de leurs droits. Elle est très attentive aux propos racistes ou antisémites tenus dans la presse, à la télévision et à la radio. Elle dit ne pas vouloir entraver la liberté de la presse, mais traquer et corriger publiquement les incitations à la haine et à la discrimination. Elle veille aussi à attaquer systématiquement toutes les publications négationnistes, en réclamant le retrait de l'ouvrage. De plus, elle poursuit les sites ayant des contenus racistes ou antisémites, et incite les hébergeurs à plus de responsabilité et de vigilance. Finalement, elle veille à attaquer les propos xénophobes contenus dans certains discours politiques. Les condamnations qu'elle a déjà obtenues sont la preuve que de telles déclarations ne sont pas des opinions mais des délits.

    La LICRA agit sur le terrain à l'aide de ses bénévoles actifs dans toutes les régions de France. Le programme des actions sur le terrain est voté par neuf commissions (Mémoire historique, Juridique, Éducation, Culture, Sport, Europe, Intégration, Citoyenneté, LICRA Jeunes). Depuis 1932, le journal Droit de Vivre est un support essentiel aux valeurs et aux engagements de la LICRA. Distribué à l'ensemble des membres, c'est un outil privilégié de communication internet et externe. À travers ses lignes, il fait transparaître la vie de l'association tant au niveau local qu'international. En effet, si les grandes décisions et les prises de position du bureau national font partie des informations véhiculées par le journal, la place consacrée à la vie des sections et aux initiatives locales est importante. En fonction de l'actualité, il ouvre ses colonnes à des personnalités extérieures.

  • SOS Racisme : créée en 1984 à la suite de la marche des beurs, et proche du Parti socialiste. SOS Racisme est à l'initiative des opérations de « testing ». www.sos-racisme.org

    Les objectifs de l'association visent, selon ses dires, à construire une « république métissée » qui assure une égalité à tous[1]. Elle dit rejeter tout autant les conceptions d'extrême droite que les conceptions « communautaristes » de la lutte antiraciste[1]. Selon l'association,

Que faire? Conseils de l'association Sos Racisme

L’injure raciale publique et non publique sont réprimées.

L’injure est définit comme « toute expression outrageante, terme de mépris ou invective » (exemple : « sale noir »), adressée à une personne ou à un groupe à raison de leur origine ou de leur appartenance une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Quand elle est publique : internet, rue, réunion, affiche, livre, radio, télévision…, l’auteur risque jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 22500 € d’amende.

 

La diffamation raciale publique ou non publique sont réprimées

La diffamation est définie comme « toute allégation ou imputation d’un fait [précis et erroné] qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé  » exemple : « les roms sont des voleurs ». La diffamation raciale diffère de l’injure car elle concerne l’imputation d’un fait précis non avéré, qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne. Quand elle est publique, l’auteur risque jusqu’à 1 an de prison et 45000 € d’amende. Le délit de diffamation raciale publique se prescrit par un an.

La provocation raciale est réprimée

Les moyens sont multiples : discours, menaces proférés dans des lieux publics ; écrits, imprimés, visuels, … vendus ou distribués dans un lieu public ; tout moyen de communication au public. L’auteur risque jusqu’à 1 an de prison et 45 000 € d’amende.

Les violences à caractère raciste sont réprimées

Commises envers une personne à raison de son appartenance, vraie ou supposée, à une nation, une ethnie, une race ou une religion déterminée. Les peines peuvent aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.

Les discriminations raciales sont réprimées par le code pénal et le code du travail.

Les discriminations interdites, aux termes de l’article 225-1 du code pénal : «Toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur apparence physique, de leur patronyme (…) de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.» Le code du travail pose le principe de non-discrimination en matière d’embauche (stages, emploi), d’évolution de carrière (formation, salaire) ou de sanctions (licenciement). Toute mesure discriminatoire peut être annulée devant le conseil de prud’hommes et donne lieu à réparation du préjudice.

La discrimination peut être punie d’une peine de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende et peut être portée à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

 

Que faire si vous êtes victimes d’actes, d’injures ou de discriminations racistes

Il est indispensable de recueillir un maximum de preuves pour pouvoir porter plainte : nom et prénom de l’auteur, l’identité complète des témoins pour leur demander une attestation relatant précisément les faits, SMS, courriels, testings, constat d’huissiers …

Dans le cas d’injures ou de diffamations, retranscrivez rigoureusement les propos tenus. Les témoins sont indispensables pour éviter que l’affaire soit classée sans suite (votre parole contre une autre n’ayant pas de valeur). Sans preuve, vous pouvez vous exposer à une action en dénonciation calomnieuse.

Portez plainte : pour déposer une plainte allez au commissariat de police le plus proche du lieu de l’infraction, à la gendarmerie ou écrivez une lettre au Procureur de la République, en recommandé avec accusé de réception. La lettre doit préciser la nature, la date et le lieu de l’infraction. Si vous connaissez l’auteur, vous devez indiquer son nom. Joignez tous les éléments de preuves : copie des certificats médicaux (en cas de violences), les témoignages écrits et sonores, les noms du ou des témoins, leurs adresses, les copies de photographies, arrêts de travail etc…

Attention ! Les délais pour porter plainte sont précis :

3 mois : injures racistes non publiques

1 an : injures racistes publiques, diffamations, provocations

3 ans : discriminations, violences