Une tenue pour les jeunes, créée par les jeunes, telle était l'ambition du concours national pour la création de la tenue du Service national universel (SNU).

Lancé le 18 février, ce concours permettait à des lycéens de proposer une tenue commune à tous, avec une identité visuelle propre.

13 lycées professionnels, issus des 13 départements préfigurateurs, ont ainsi pu proposer leurs projets pour la tenue du SNU. Un jury interdisciplinaire de 5 membres avait pour mission de déterminer qui serait le lauréat du concours. Ce jury était composé de :
 

  • Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
  • Benoît Puga, Grand chancelier de la Légion d'honneur et ancien Chef d'état-major particulier de deux présidents de la République ;
  • Marie Trellu-Kane, présidente et fondatrice d'Unis-Cité ;
  • Simon Porte Jacquemus, créateur de mode ;
  • Rosette Etoumbakoundou, élue au Conseil national de la vie lycéenne ;

Après délibération, le jury a sélectionné les projets du lycée polyvalent Le Corbusier à Tourcoing et du lycée Diderot à Marseille.

Ils "ont transposé de façon artistique et graphique les valeurs de la République", a déclaré Gabriel Attal.

Pistes evoquees, site Le Parisien

Un service universel obligatoire

Les objectifs du service national universel

La mise en place d’un Service National Universel (SNU) est un engagement fort du président de la République, visant à impliquer davantage la jeunesse française dans la vie de la Nation, de promouvoir la notion d’engagement et de favoriser un sentiment d’unité nationale autour de valeurs communes.

Le groupe de travail sur le SNU a proposé un dispositif opérationnel soumis à l’arbitrage des pouvoirs publics. Il indique l’ensemble des éléments clés nécessaires et trace le chemin qui pourrait conduire à ce déploiement.

Le SNU n’est pas le rétablissement du service militaire, suspendu en 1997.

Les objectifs assignés au SNU sont au nombre de trois :

  • Cohésion sociale et territoriale ;
  • Prise de conscience, par chaque génération, des enjeux de la défense et de la sécurité nationale ;
  • Développement de la culture de l’engagement.

Le SNU doit favoriser le brassage social et territorial et permettre à chaque jeune d’être acteur de sa citoyenneté.

Il s’agit de construire un projet de société qui vise à la transformer en impliquant les jeunes générations qui seront à la fois les bénéficiaires et, en partie, les organisateurs de ce projet.

C’est sur la base du volontariat que sera proposée « une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois » qui pourra être consacrée à la défense et la sécurité avec « un engagement volontaire dans les armées, la police, la gendarmerie, les pompiers, la sécurité civile ». Mais pas que, car les jeunes volontaires pourront choisir l’accompagnement des personnes, la préservation du patrimoine ou de l’environnement, le tutorat ou autres choix si affinités.

[Mis à jour le 4 mars 2019 à 15h36] Si la phase test du Service national universel est pour juin, le recrutement des volontaires débute dès ce lundi 4 mars, via l'ouverture d'une plateforme d'inscription en ligne. Pour candidater, il faut s'inscrire sur la plateforme web en question. Ni CV ni lettre de motivation ne sont exigés ; la seule condition à remplir étant d'avoir 16 ans en 2019 ainsi que d'avoir terminé son année de troisième au moment de l'inscription. Le secrétaire d'Etat chargé de la mise en oeuvre du SNU, Gabriel Attal, a précisé vouloir que figurent parmi les candidats de la première édition à la fois "des jeunes scolarisés, des apprentis, des décrocheurs, [ou encore] des jeunes en situation de handicap".

Les 2000 à 3000 jeunes qui testeront la première version du Service national universel, alias "SNU", dans 13 départements pilotes, sont sélectionnés sur la base du volontariat. Au menu, réveil à l'aube, uniforme, salut au drapeau, chant de la Marseillaise, formation aux premiers secours ou encore ateliers spécial valeurs républicaines, courses d'orientation... D'ici 2026, le Service national universel doit concerner l'ensemble des jeunes de la classe d'âge évoquée ci-dessus.

Le Service national universel doit à terme s'axer sur deux temps :

  • une première phase obligatoire allant jusqu'à un mois 
  • une seconde phase facultative de 3 à 12 mois

Définition du service national universel

En mars 2017, le candidat Macron avait promis le rétablissement d'un "service national obligatoire et universel" (SNU) sur une durée d'un mois et pour l'ensemble d'une classe d'âge. Objectifs : créer un "brassage social" et favoriser un partage des valeurs de la République avant l'entrée sur le marché du travail. Selon Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, il doit également s'agir d'un "moment de rencontre entre la jeunesse de notre pays et la nation, et en partie son armée", mais aussi d'un "engagement civique".